Chennevières-sur-Marne(Val-de-Marne)

Que faire à Chennevières-sur-Marne en juin 2027 ?

90 événements en juin

90 événements sont programmés à Chennevières-sur-Marne ou aux alentours en juin 2027. Au programme : événements, activités, spectacles et bien plus. Le prochain rendez-vous ? « Production, circulation, diffusion. Les enjeux de la photographie de guerre au sein des institutions en France et à l'international ».

55 événements16 activités10 spectacles7 expositionspatrimoinesport

mardi 1 juin

Thème  : La France vous a offert la photographie. Vous qui en êtes les gardiens, les utilisateurs, comment l’avez-vous conservée, sauvée, commandée, diffusée, valorisée du XIXe au XXIe siècle ? Thème  : La France vous a offert la photographie. Vous qui en êtes les gardiens, les utilisateurs, comment l’avez-vous conservée, sauvée, commandée, diffusée, valorisée du XIXe au XXIe siècle ? Photographie & Guerre : Second opérateur culturel de l’État, le ministère des Armées conserve un patrimoine photographique exceptionnel. Depuis les origines de la photographie, les fonds de l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), du musée de l’Armée et du Service historique de la Défense, témoignent du fait militaire, dont les conflits contemporains. Du 1er au 3 juin 2027, ce colloque vise à faire dialoguer, discuter et mettre en perspective des expériences françaises et étrangères. Propos : Le rayonnement de la France dans le monde est marqué par des inventions toujours pérennes. Le bicentenaire de la photographie et son usage universel vont être commémorés au niveau international. Dans ce concert de célébrations, l’influence culturelle française (soft power) ne manquera pas de se manifester. Les institutions françaises, et en particulier l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), le service historique de la Défense et le musée de l’Armée, mettront en lumière la richesse, la diversité et la pluralité de leurs fonds et collections. Différents, ils n’en sont pas moins complémentaires. L'accueil de confrères étrangers - conservateurs, historiens ou directeurs -, sera l’occasion de rencontres et d’échanges fructueux. L’ingénierie patrimoniale et l’expertise culturelle des personnels aux nombreuses et diverses spécialisations - archives et musées - s'inscrivent dans des pratiques fondées sur des collections importantes et inaliénables, de la pièce muséale aux masses des archives. Les savoir-faire et les hautes compétences qui président à leur enrichissement, conservation et valorisation, seront mis en valeur lors du colloque. Conception, organisation : Le colloque est proposé par deux universitaires, historiennes de la photographie : \- Françoise Denoyelle, Professeure des universités émérite ENS Louis-Lumière, chercheure associée au Centre d’Histoire Sociale des mondes contemporains (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CNRS), auteure d’une trentaine d’ouvrages, dont La photographie d’actualité et de propagande sous le régime de Vichy (CNRS Éditions, 2003), Arles, les Rencontres de la Photographie. 50 ans d’histoire (La Martinière, 2019), Les agences de photographie. Une histoire française (Éditions de Juillet, 2023). Commissaire d’expositions (BnF, Hôtel de Ville de Paris, Ministère de la Culture …). Contact : francoise-denoyelle@orange.fr \- Véronique Figini-Veron, Maîtresse de conférences à l’ENS Louis-Lumière, chercheure au Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation (CEMTI, Université Paris 8, associée), experte près la cour d’appel de Paris. Carnet de recherche : https://4p.hypotheses.org. Contact : v.figini@ens-louis-lumiere.fr Comité directeur : Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) : Le directeur, Monsieur Laurent Veyssière ; Musée de l'Armée : Le directeur, le général de division (2S) Henry de Medlege ; Service historique de la Défense : La cheffe du Service, Madame Nadine Marienstras ; Françoise Denoyelle, professeure des universités émérite ; Véronique Figini-Veron, maîtresse de conférences à l’ENS Louis-Lumière. Comité scientifique : Tom Alberson, Reader in Media & Photographic History at the School of Journalism, Media and Culture (Cardiff University) and Director of Postgraduate Research. Annette Becker, professeur émérite à l’université Paris-Nanterre, membre senior honoraire de l’Institut universitaire de France. Costanza Caraffa, directrice de la Photothèque au Kunsthistorisches Institut de Florence. Françoise Denoyelle, professeure des universités émérite, ENS Louis-Lumière Véronique Figini, maîtresse de conférences, ENS Louis-Lumière. Thierry Gervais, Professor, Graduate Program Director, Film and Photography Preservation and Collections Management. Ulrich Pohlmann, directeur du musée de la photographie de Munich Sylvie Thénault, agrégée d'histoire et directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la guerre d’indépendance algérienne.

Production, circulation, diffusion. Les enjeux de la photographie de guerre au sein des institutions en France et à l'international
Ivry-sur-seine
Ajouté le 23 juillet

PRODUCTION,CIRCULATION,DIFFUSION. LESENJEUX DE LAPHOTOGRAPHIEDE GUERRE AUSEIN DESINSTITUTIONSEN FRANCE ET ÀL'INTERNATIONAL

LE 1 JUIN 2027
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H24, GOOD MOOD & PLAY TWO LIVE PRESENTENT : TAYCL-R-24-2882Achat limité à 6 billets par commande. Après le succès phénoménal de « Fleur Froide » en 2020, certifié disque de diamant avec plus de 600 000 ventes, Tayc s’est imposé comme une figure emblématique du RnB français et le pionnier du mouvement Afrolove. En 2026, Tayc fait son grand retour avec la sortie de son deuxième album «JOŸA». Ce nouvel opus marque un tournant musical majeur : un album placé sous le signe de la joie. L’artiste y pousse encore plus loin son univers en mêlant les forces de sa musique à de nouvelles énergies et sonorités pour faire émerger presque un nouveau genre : la Joy. Tayc sera en tournée en 2027 dans toute la France, Suisse et Belgique pour son JOŸA TOUR. Retrouvez le sur la scène de l’Accor Arena à Paris pour 3 soirées exceptionnelles les 01, 02 et 03 juin 2027.

TAYC
Paris 12e
Ajouté le 20 mai

TAYC

DU 1 JUINAU3 JUIN 2027
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Les Archives du Val-de-Marne proposent une rétrospective de leurs fonds photographiques sur le thème du quotidien. Les Archives du Val-de-Marne proposent une rétrospective de leurs fonds photographiques sur le thème du quotidien. Composée de deux cents pièces, de 1840 à 2020, sur tous supports : du daguerréotype réalisé par Daguerre en personne à des fichiers numériques ultra contemporains en passant par des clichés de Willy Ronis, des albums de photographies familiales l’exposition retrace l’histoire d’une pratique sociale, au cœur d’enjeux de transmission et de construction d’identités, toujours plus ancrée dans le quotidien jusqu’à l’omniprésence, jusqu’à faire corps avec la définition de la société où elle se déploie, société dite « de l’image ». Elle en décryptera les langages, usages et vocations. Quant aux traces de cette pratique conservées aux archives au titre de « documents », matière première pour les historiens, elles contribuent à former le terreau de la mémoire collective. Comment ? Quelles en sont les limites ?

Visite guidée de l'exposition « Le quotidien en boîtes : 180 ans de photographies en Val-de-Marne »
Créteil
Ajouté le 7 juillet

VISITE GUIDÉEDEL'EXPOSITION« LE QUOTIDIENEN BOÎTES :180 ANS DEPHOTOGRAPHIESENVAL-DE-MARNE »

DU 18 NOVEMBREAU16 JUIN 2027
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Adaptée au niveau, à la nature de votre groupe et aux objectifs pédagogiques que vous poursuivez, ces visites prennent la forme d'un échange autour des oeuvres. Elles s'appuient sur l'apprentissage à… Adaptée au niveau, à la nature de votre groupe et aux objectifs pédagogiques que vous poursuivez, ces visites prennent la forme d'un échange autour des oeuvres. Elles s'appuient sur l'apprentissage du regard et visent à mettre en lumière les enjeux de l'exposition. Gratuit / Adhésion obligatoire (32 euros pour la classe) Durée : 45min - 1h

Visite commentée pour les groupes de l'exposition collective Réinventer la photographie #2
Pontault-combault
Ajouté le 30 juin

VISITECOMMENTÉE POURLES GROUPES DEL'EXPOSITIONCOLLECTIVERÉINVENTER LAPHOTOGRAPHIE#2

DU 27 AVRILAU4 JUIN 2027
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L'atelier de conversation de la médiathèque : vous êtes en train d'apprendre le français ? Venez discuter à la bibliothèque et rencontrer d'autres apprenants. La médiathèque Marguerite Duras propose tous les mardis à 18h un atelier de conversation Français Langue Étrangère où nous partageons un moment convivial en français sur des thèmes variés . L'atelier est gratuit, sans inscription, ouvert à toutes et à tous dans la limite des places disponibles.

Ateliers de conversation
Paris 20e
Ajouté le 25 juin

ATELIERS DECONVERSATION

DU 1 SEPTEMBREAU29 JUIN 2027
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A l’occasion du Bicentenaire de la Photographie, le Musée national de l’histoire de l’immigration a souhaité porter un regard sur son fond photographique en invitant pour le faire un regard Deux en … A l’occasion du Bicentenaire de la Photographie, le Musée national de l’histoire de l’immigration a souhaité porter un regard sur son fond photographique en invitant pour le faire un regard extérieur. Deux regards en réalité, eux-mêmes porteurs d’histoires, deux histoires, qui en sont une, qui est celle de milliers, pour traverser ce fond et en rapporter les reflets d’une histoire partagée. Car c’est autour de la question du partage, ce que nous avons en partage, ce que ces vies exilées ont en partage, que cette exposition s’articule. En partage, au-delà des apparences, des différends, des rives et des frontières. Chaque vie est singulière et irréductible. Pourtant il existe entre elles le lieu d’une reconnaissance, intime, intuitive, par l’expérience de la vulnérabilité, de « l’ébranlement ». L’exilé est un ébranlé. La terre sur laquelle il s’appuyait a été dérobée sous ses pieds et avec elle une somme de sensations, d’usages, d’habitudes a vacillé pour être emportée et remplacée par d’autres. Le sable par la neige, par exemple. Mais ainsi des sons, des goûts, des odeurs, ainsi des voix, des rythmes, des mots. Des vêtements, des pratiques, des lieux. La peau, l’odorat, l’ouïe, le goût, espaces de contact entre l’intérieur et l’extérieur, sont les lieux de ce bouleversement. L’exil est une rupture de cette circulation si naturelle, si évidente. C’est cette expérience sensible qui nous intéresse. Et pour la raconter, pour faire apparaître ce partage, l’exposition s’appuie sur des histoires qu’elle fera dialoguer. Deux histoires d’abord, apportées par Wajdi Mouawad et Charlotte Farcet. Celles de deux femmes, Jacqueline et Dolly, qui ne se sont pas connues, mère du premier, grand-mère de la seconde. Deux femmes nées sur une plage, comme Europe et Didon, l’une près de Tyr, au Liban, l’autre de Carthage, en Tunisie, deux femmes à la beauté solaire et au corps de sel, ravies à cette plage et à l’évidence de leur vie par les déflagrations d’un conflit qui se poursuit encore aujourd’hui. Deux femmes que l’histoire oppose et sépare, et que des circonstances, nées du hasard, réuniront des années plus tard quand deux enfants éprouveront un vif bonheur à manger le gâteau de Jacqueline dans les assiettes de Dolly. L’histoire de ces deux femmes sera la trame centrale de l’exposition. Mais comment « exposer » ce qui s’est évanoui dans l’exil ? Comment raconter quand ce qui a été vécu n’a été qu’à moitié ou pas transmis ? Comment redessiner les contours et comment compléter les lignes ? Comment retrouver la source de ce qui a été partagé quand celle-ci est en terre lointaine ? Et comment témoigner de ce qu’ont vécu ceux que la mort a emportés ? L’exposition s’attachera donc, davantage qu’à la précision ou l’exhaustivité des récits, à saisir des sensations, des bribes, des fragments, d’instants, de lieux, d’objets qui ont défini ces deux vies. Et ces histoires dialogueront avec celles, innombrables, singulières et irréductibles, d’autres vies, proposées en miroir. L’exposition sera l’espace d’une rencontre imaginaire, diffracté et démultiplié dans un jeu d’échos et de reflets, un espace d’évocation et de juxtaposition, qui composera un chemin intime de cet exil et posera, souterrainement, la question d’un bonheur paradoxal, né de ruines. Un espace, pensé, imaginé, pour permettre au visiteur de marcher entre ces vies et d’y tisser des fils. Lever la tête d’une vitrine et percevoir au loin sur un mur un visage. Un espace qui cherchera les parallèles, les écarts, les points de fuite, les perspectives. Un espace fait d’un chemin de tables central à l’image d’un banquet, pour raconter Dolly et Jacqueline – si heureuses d’accueillir à leur table leur famille – et de part et d’autres, sur les murs, des échos d’autres vies recueillis dans les collections photographiques du musée. Par les matériaux qui seront choisis et dans sa progression, l’exposition racontera aussi sans la dire, cette autre histoire qui déjà se prépare, se construit : la rencontre et la naissance d’une nouvelle famille. Elle filera et travaillera des images : l’arbre, les racines, les rhizomes, les fils, la trame, les tissus ; la table, le banquet ; l’ordre et le désordre, l’intérieur et l’extérieur ; le fracas. Et la photographie sera tout au long de ce parcours une matière première : non seulement celles des artistes qui seront présentés en miroir, mais aussi ces photographies de famille, transportées depuis le pays d’origine, conservées si précieusement, qui témoignent d’un passé et à partir desquelles nos imaginaires composent ou recomposent une histoire. Sans oublier les photos absentes.

Carte blanche à Wajdi Mouawad et Charlotte Farcet
Paris 12e
Ajouté le 20 juillet

CARTE BLANCHEÀ WAJDIMOUAWAD ETCHARLOTTEFARCET

DU 14 MAIAU22 AOÛT 2027
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En 24 tirages de grand format, découvrez Henri Godefroy (1837-1913), premier photographe sollicité par la Commission du Vieux Paris en 1898 et fondateur, au début des années 1900, d'un musée d'auteur… Henri Godefroy (1837-1913) est le premier photographe sollicité par la Commission du Vieux Paris en 1898 et le fondateur, au début des années 1900, d'un musée d'auteur d'une inventivité exceptionnelle consacré a sa passion, le Vieux Paris. Artiste audacieux, virtuose du photomontage, parfois précurseur de la photographie humaniste, Henri Godefroy peut aussi transformer une photographie architecturale de commande en scéne de genre d'une composition remarquable. Les 24 tirages présentés, remarquables par leur richesse et leur beauté visuelles, ont pu être réalisés grâce à la restauration et la numérisation des négatifs de Godefroy en 2026 par le Département pour la Préservation du Patrimoine Photographique (D3P). Ils font partie d'un ensemble de 60 négatifs de très grand format réalisés par le photographe sur plaques de verre à la fin du 19e siècle et présentent une netteté et une définition exceptionnelles. Une exposition de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris en collaboration avec la DEVE (Direction des Espaces verts et de l'Environnement) et le festival VIF de Vincennes.

Henri Godefroy (1837-1913), photographe du Vieux Paris
Paris 12e
Ajouté le 23 juillet

HENRI GODEFROY(1837-1913),PHOTOGRAPHE DUVIEUX PARIS

DU 21 MAIAU19 SEPTEMBRE 2027
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Deux cents ans de photographies de nus Dans le plus simple appareil -------------------------------- 200 ans de photographies de nus Une exposition de la Bibliothèque nationale de France Commissariat : Flora Triebel, conservatrice en charge de la collection de photographies du XIXe siècle au département des Estampes et de la photographie, BnF Conseil scientifique : Sylvie Aubenas, conservatrice générale, directrice du département des Estampes et de la photographie, BnF Co-commissariat : Héloïse Conésa, cheffe du service de la photographie, conservatrice en chef chargée de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la photographie, BnF Le nu est, depuis les origines de la photographie, l'un de ses sujets les plus pratiqués, les plus censurés et les plus discutés. Presque tous les grands photographes s'y sont essayés - Félix Nadar, Man Ray, Brassaï, André Kertész, Germaine Krull, Edward Weston, Willy Ronis, Helmut Newton, Robert Mapplethorpe, Diane Arbus... Aucun autre genre ne révèle avec une telle intensité ce que chaque époque désire, tolère, interdit. À l'occasion du Bicentenaire de la photographie, la BnF propose une traversée de deux siècles à travers deux cents œuvres, des premiers daguerréotypes réalisés à Paris jusqu'aux épreuves d'aujourd'hui. Le choc de la photographie Dès son apparition, la photographie hérite d’une longue tradition artistique - et la bouscule. Car le nu photographique n’est pas le nu peint et sculpté : il enregistre un corps réel, identifiable, quand la peinture ne donne à voir qu’une figure idéalisée. La photographie n’invente pas le scandale du nu, mais elle lui ôte son alibi. Les daguerréotypes d’Auguste Belloc, Bruno Braquehais ou Louis Jules Duboscq, présentés au début du parcours, rendent sensible cette rupture : sous les conventions de la pose académique, le corps impose sa présence, qui résiste à toute sublimation. Cette tension ne cesse de se renouveler - la façon de cadrer, d’éclairer, de faire poser, les canons qui s’imposent puis s’effacent, autant de questions que chaque génération de photographes rouvre et rejoue à sa façon. Sous le manteau Les premières décennies de la photographie sont d’emblée traversées par des usages équivoques. Certains photographes commercialisent des images clandestinement, au risque d’être poursuivis pour outrage aux bonnes mœurs. Félix Moulin ou Auguste Belloc, dont l’exposition présente plusieurs tirages, en font l’expérience. Quelques épreuves de cette époque portent encore, collées à même le tirage, les étiquettes de restriction d’exposition en vitrine. Les mêmes images circulaient comme modèles académiques pour les Beaux-Arts, et étaient achetées pour d’autres usages, d’autres regards. La frontière a toujours été poreuse. Quelques décennies plus tard, les conditions ont changé, sans que les résistances pour autant disparaissent. La luxueuse revue Camera Work publie dans les années 1900 des nus d’Edward Steichen, mais aussi de femmes photographes, Alice Boughton et Annie Brigman. Les livres de nus entrent dans le circuit éditorial légitime, tel Etudes de nu, par Germaine Krull en 1931, des revues circulent librement, des expositions institutionnalisent le genre. En 1933, le premier salon international du nu photographique organisé à Paris par Daniel Masclet réunit notamment Man Ray, Laure Albin-Guillot, František Drtikol : le nu est reconnu comme sujet artistique à part entière. Les tabous ne s’effacent pas, ils se déplacent. Corps et corpus inédits L’exposition suit un fil chronologique, mais s’attarde à chaque époque sur plusieurs facettes du sujet. L’une des plus décisives est celle des modèles et de leur identification : Marie-Christine Roux, figure de la bohème parisienne photographiée par Félix Moulin et par Félix Nadar ; la belle Antonia, dont le visage traverse plusieurs studios ; la trépidante Clara Ward ; Émilienne Bouillon, photographiée à l’autochrome par Robert Demachy ; Assia, muse de l’entre-deux-guerres. Pour quelques-unes de ces femmes, portraits habillées et vues nues sont présentés côte à côte, restituant une existence que l’anonymat voulu de ces images avait effacé. Le parcours fait leur place aux photographes qui ont constitué le canon moderne du nu, Brassaï, Man Ray, Edward Weston, André Kertész, et à ceux qui ont travaillé dans leur sillage en l’infléchissant, Bill Brandt, Ralph Gibson ou John Coplans. Mais il s’ouvre aussi à des registres moins attendus : la mode et la publicité, qui ont fait du nu, notamment à travers l’objectif de Helmut Newton, un instrument de séduction commerciale ; le documentaire et les images de nudistes, où le corps désexualisé devient sujet social ; les photographies intimes, d’Henri de Toulouse-Lautrec plongeant nu dans le bassin d’Arcachon à Raoul Hausmann sur la plage, aux images secrètes que Pierre Louÿs consacre à Marie de Régnier. Une large place est faite enfin à la pratique des femmes photographes : Laure Albin-Guillot, Rogi André, Germaine Krull dans l’entre-deux-guerres ; Sarah Moon, Elizabeth Lennard et de nombreuses autres dans les décennies suivantes. Le nu masculin traverse l’exposition comme un fil à part. Présent dès les premiers daguerréotypes, il est cependant moins sujet à l’ambiguïté que le nu féminin, produit en bien plus grand nombre. C’est à la fin du XIXe siècle, avec Wilhelm von Gloeden et Guglielmo Plüschow photographiant les jeunes hommes de Taormine, que s’affirme une érotisation assumée, encore enveloppée de références à l’Antiquité. Avec Robert Mapplethorpe, un siècle plus tard, toute médiation tombe : le nu masculin érotisé devient l’expression d’une culture gay qui se revendique et se représente. Du daguerréotype à l’intelligence artificielle Deux cents ans de nu en deux cents photographies : des premiers daguerréotypes jusqu’aux images générées par intelligence artificielle, des négatifs retouchés, des tirages coloriés à la main, des albums intimes, des revues de charme, des calendriers, des cartes postales. L’exposition donne à voir l’extraordinaire diversité d’objets que deux siècles de photographie ont produits autour du nu, et les publics très différents auxquels ils s’adressaient. Le daguerréotype stéréoscopique, parfois rehaussé de couleur, voisine avec les luxueuses planches de Camera Work qui elles-mêmes côtoient les épreuves grattées et retouchées, pour effacer là la pilosité, ici resserrer la taille. Deux siècles de photographies de nus, c’est deux siècles d’invention de dispositifs, de techniques, de procédés pour montrer et pour cacher, pour légitimer et pour subvertir. Là où les pionniers provoquaient le choc du corps réel, certains photographes d’aujourd’hui se confrontent à des corps très loin des stéréotypes de la beauté, voire fabriquent des corps qui n’ont jamais existé - et qui n’en héritent pas moins de tout ce qui précède.

Dans le plus simple appareil. 200 ans de photographies de nus
Paris 13e
Ajouté le 3 juillet

DANS LE PLUSSIMPLEAPPAREIL. 200ANS DEPHOTOGRAPHIESDE NUS

DU 6 AVRILAU17 JUILLET 2027
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Chennevières-sur-marne
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