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Exposition de Jonathan Sullam au CWB|Paris
expositionPour enfantsGratuitParis 4e
10 avril 2026au23 avril 2026

Exposition de Jonathan Sullam au CWB|Paris

Source officielle : Que Faire à Paris

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À propos de cet événement

A découvrir au Vaisseau Centre, les installations « CRUNCH VI » & « SLICE OF TIME » de Jonathan Sullam.

CRUNCH VI , 2026, Création
Impression digitale et Sérigraphie à l’encre sur aluminium
200 x 200 x 140 cm
Le projet de série Crunch est une exploration sur l’exode de la famille de l’artiste qui prend genèse dans le bassin méditerranéen et le Moyen-Orient. Sur cinq générations, des mouvements migratoires auront connu l’exil en Syrie, en Égypte, en Turquie et au Liban.
Plus spécifiquement, l’observation historique des migrations s’est toujours fondée sur le point de vue des individus traversant les frontières et territoires. Le projet Crunch aborde la définition de l’exil comme le lieu à partir duquel les gens ont été effacés plutôt que des gens fuyant vers un ailleurs. Cette hypothèse tente de réinitialiser
la question d’une identité culturelle et territoriale : comment celle-ci peut-elle se proclamer si une partie en est rejetée ? Crunch propose une matérialisation de ce postulat, à savoir l’exil comme une mise à distance, une sorte d’étirement spatial du lieu qui a été abandonné et parallèlement une volonté de résoudre cette réalité par l’aspiration de réduire et d’en compresser l’écart.
Le processus de travail est le suivant : les images sont imprimées numériquement sur aluminium, puis retravaillées avec des techniques de sérigraphie, créant un ensemble de textures réfléchissantes et de superpositions qui remettent en question
la lecture des images originales. Ces dernières sont comprimées modifiant la forme physique de l’œuvre, introduisant un élément d’imprévisibilité et altérant la lecture de l’œuvre. Aucun membre de la famille n’est présenté, effacé de chaque image, l’artiste propose des toiles de fond floues qui rappellent un lieu lointain et abandonné. De plus, ce point de référence interprète l’exil comme le lieu d’où les gens ont été effacés plutôt que comme des gens fuyant vers un autre pays, remettant en question l’idée d’une identité territoriale sans communauté. Jonathan Sullam accorde aux histoires qui lui ont été transmises l’importance de la fiction et la façon dont elles incarnent à leur tour un sens profond. La plupart de ces lieux ont été décrits en termes idylliques, devenant des souvenirs vivants d’expériences non vécues. Ils vivent à l’intérieur de l’individu, dans le présent, confrontés à lui.
Les événements historiques traumatisants tels que la question de l’exil sont difficiles à transmettre, mais l’un des défis est d’essayer de recréer une expérience physique qui remet en question la logique d’acceptation et d’accoutumance qui accompagne de tels circonstances. Le principe est de montrer ce qui a disparu, comme une sorte d’archéologie immatérielle des individus via des lieux ou des villes, mais aussi comme un document qui témoigne de ce qui s’est passé.
À une époque caractérisée par l’imagerie numérique éphémère, où les photographies n’ont de valeur temporelle que d’une seconde en moyenne, l’acte de réutiliser d’anciennes photographies pour les reconstituer apparaît comme une intervention critique dans
le discours de la mémoire, de l’identité et de la représentation culturelle. Cette pratique transcende la simple nostalgie, il s’agit d’une forme d’engagement matériel avec le passé qui remet en question la nature même de la consommation visuelle dans la société contemporaine. En transformant des images éphémères en artefacts tangibles, nous perturbons les récits socio-technologiques dominants qui donnent la priorité à l’instantané et au superflu. La reconstitution de ces photographies sert de mécanisme pour offrir des expériences alternatives au-delà de leurs contextes d’origine.
Ce processus met en évidence les complexités de la mémoire, à la fois collective et individuelle et nous incite à réfléchir à la manière dont nos souvenirs sont affectés par la technologie, la temporalité et l’acte de représentation lui-même. En s’engageant dans ces images imprimées, l’artiste Jonathan Sullam soutient une réflexion critique, interrogeant les dynamiques de pouvoir inhérentes à la culture visuelle et à la marchandisation de la mémoire.
En outre, cette interaction entre le passé et le présent critique l’obsession contemporaine pour l’immédiateté et le caractère jetable de l’image numérique. En mettant l’accent sur la permanence de l’image physique, l’artiste plaide pour un engagement plus profond avec les récits qu’elle contient, en éclairant la manière dont ces moments remettent en question ou renforcent les constructions liées à la société. Ce faisant, Joanathan Sullam n’est pas simplement conservateur de la nostalgie mais participe à un discours qui cherche à articuler les intersections de l’histoire, de la mémoire et de l’identité dans un monde de plus en plus fragmenté. Cette récupération de la fabrication des images encourage à repenser l’éthique de la représentation et les implications de nos
pratiques visuelles, affirmant finalement la résilience de l’expérience humaine face à un paysage culturel en évolution rapide.
SLICE OF TIME , 2021,
Image imprimée, néon, pied de batterie transfo
120 x 30 x 40 cm
Autour de l’installation CRUNCH VI, seront exposés de façon inédite trois éléments sculpturaux constitués de néons extraits de l’installation SLICE OF TIME, composée de tubes fluorescents, recouverts d’images issues du télescope spatial Hubble. Ces vues d’étoiles, dont beaucoup sont déjà mortes, incarnent une réflexion sur le temps perçu comme un objet, aux dimensions infinies. Elles mettent en lumière la coexistence complexe du temps et de l’espace, deux notions inséparables dans leur relation. La relativité restreinte montre que la distance dans l’espace et celle dans le temps sont intrinsèquement liées : plus un déplacement est rapide dans l’espace, plus le temps se contracte ou ralentit. Ainsi, le temps et l’espace forment un paysage flexible et dynamique, déformé par la matière, où chaque mouvement dans l’un influence la mesure de l’autre. Chaque objet ou individu trace sa propre trajectoire à travers ce tissu, qu’on appelle la « ligne d’univers », reliant tous les événements—passés, présents et futurs. L’œuvre de Sullam se déploie alors sur cette toile cosmique, évoquant la manière dont la perception du temps peut fluctuer selon l’état de l’œuvre et le contexte d’observation. De plus, cette expérience se déploie en deux temporalités complémentaires. La première, celle du temps écoulé, est perceptible à travers le gaz néon qui illumine l’image, permettant de la voir concrètement. La seconde, celle du néon éteint, active la mémoire de l’image, évoquant ainsi la dimension intemporelle et subjective de l’œuvre. En somme, Sullam invite à une réflexion sur la relativité de la perception, où le temps et l’espace sont constants mais toujours en fluctuation, dépendant de notre position, de notre mouvement, et de l’état de l’œuvre elle-même.
Jonathan Sullam utilise des matériaux industriels comme une référence à une ère post-industrielle où l’artiste est autorisé à intervenir et à en modifier l’utilisation, en soustrayant les fonctions assignées, inventant l’objectif et l’expérience du matériau afin de lui adjoindre une poésie, une histoire. Son travail protéiforme se caractérise par une fusion poétique entre la notion de territoire et les histoires qui ont marqué un espace donné. Une coalescence dans laquelle il intègre sa propre mythologie, donnant naissance à de nouveaux champs d’expérimentation. Ces réflexions explorent l’image, la matière et la mémoire, offrant une réflexion sur notre rapport au passé et à l’espace.
Le travail examine la diaspora de la famille de l’artiste, exilée de différents pays du Moyen-Orient. Les œuvres naviguent entre présence et absence, une manière d’exister qui reflète l’histoire familiale liée aux déplacements et aux éloignements vécus, ainsi qu’à l’interprétation que l’artiste en a faite. L’ascendance de Jonathan Sullam s’étend sur plusieurs générations d’exil : les membres de la famille ont dû fuir l’Europe, subir les expulsions du foyer d’Égypte, de la Syrie ou d’Irak lorsque les pouvoirs en place se sont retournés contre leurs citoyens. De chaque patrie qu’ils ont quittée, les membres ont rapporté des langues, des cultures, des habitudes, ainsi que des photographies. Ces archives et cette mémoire collective ont fortement influencé le travail de l’artiste, qui se manifeste à travers une contemplation des lieux dont sa famille a dû s’éloigner.

Dates et horaires à Paris 4e

Du 10/04 au 22/04 : les lundis, mardis, mercredis, vendredis, samedis : 11:00-19:00 Du 16/04 au 23/04 : les jeudis : 14:00-21:00

Lieu et plan d'accès à Paris 4e

Carte de localisation de Exposition de Jonathan Sullam au CWB|Paris

Contact et réservations

Centre Wallonie-Bruxelles
+33153019696
info@cwb.fr
En savoir plus : https://cwb.fr/agenda/installations-crunch-vi-slice-of-time-de-jonathan-sullam
Tarif : Gratuit

Source et informations légales

source : Que Faire à Paris
date dernière maj : 27-03-2026

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Édition critique établie par Karen Taieb et Géraldine Muhlmann. Les Belles Lettres, 2026. En février 1945, une lettre écrite en français par un Sonderkommando et adressée par un certain Hermann à sa femme et sa fille est retrouvée dans les ruines d’un crématoire d’Auschwitz-Birkenau. Pendant des décennies, ce témoignage unique d’un Sonderkommando français a été attribué de manière erronée à un dénommé Chaïm Hermann. En 2018, Karen Taieb, responsable des archives au Mémorial de la Shoah, découvre la véritable identité de l’auteur, Hersz Strasfogel. Cet ouvrage livre une publication inédite de cette lettre, en raconte la trajectoire, et propose divers éléments d’analyse pour éclairer ce document majeur. En présence des directrices d’ouvrage et de Tal Bruttmann, historien. En conversation avec Bertrand Richard, auteur et éditeur. RÉSERVER

« À mes très chères femme et fille » de Hersz Strasfogel L’histoire de la « lettre de Hermann » retrouvée enterrée à Auschwitz-Birkenau
Paris 4e.
Ajouté le 17 juillet.

« À MES TRÈSCHÈRES FEMMEET FILLE » DEHERSZSTRASFOGELL’HISTOIRE DELA « LETTRE DEHERMANN »RETROUVÉEENTERRÉE ÀAUSCHWITZ-BIRKENAU

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LE 6 OCTOBRE 2026
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Découvrez l'histoire passionnante et méconnue de Magic-City, parc de loisirs parisien et berceau du tango, de 1911 à 1942 Grand concurrent du Luna-Park, ouvert porte Maillot en 1909, le « Magic-City » était un grand parc de loisirs parisien situé dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, à proximité du pont de l’Alma et des quais de Seine. Inauguré en grande pompe en juin 1911, sur un terrain de deux hectares et demi, situé entre la rue de l’Université et le quai d’Orsay, il fut l’un des plus grands parcs d’attractions de France à la Belle Époque. De midi à minuit, une foule hétéroclite, mêlant Parisiens avides d’émotions et touristes de passage, franchissait la porte monumentale de la « Ville magique » pour en découvrir les nombreux divertissements. Montagne russe, rivière vénitienne, « roulette humaine », toboggans et autres attractions à sensations mettant souvent le corps à rude épreuve y côtoyaient un skating, un restaurant raffiné, une grande salle de bal et un cinéma. Le parc à l’américaine présentait également des exhibitions ethnographiques ou « zoos humains », fondées sur une mise en scène exoticisante de peuples lointains. À l’aube de la Grande Guerre, le Tout-Paris et une clientèle hétéroclite se pressaient dans sa grande salle de bal pour y danser le tango, tout juste arrivé d’Argentine et auréolé d’un parfum de scandale. Si le parc d’attractions disparait dans les années 1920 avec le lotissement d’une partie de son terrain et le percement de la rue Cognacq-Jay, la grande salle de bal va subsister. Haut lieu de la vie nocturne parisienne, elle devient célèbre pour ses bals travestis, donnés lors de Mardi Gras et de la Mi-Carême, immortalisés par Brassaï. Accueillant meetings politiques et événements en tout genre, la salle de bal de Magic-City ferme définitivement en 1942. Les lieux vont alors abriter les studios de télévision de la Wehrmacht qui deviendront, après la Libération, les studios Cognacq-Jay, laboratoire des pionniers de la télévision française. Près de quatre-vingt-cinq ans après sa disparition, le Magic-City demeure un chapitre pittoresque et trop méconnu de l’histoire des loisirs parisiens. Cette conférence sera donnée par Patrick Rollot, président d'Histoire et patrimoine de Paris 17e ; et Léopold Thievend, élève en histoire à l’ENS de Lyon et à HEC, co-auteur de l’ouvrage La Porte Maillot au fil du temps, qui travaille depuis trois ans sur l’histoire des parcs de loisirs parisiens et prépare une exposition et un documentaire sur le sujet.

La folle histoire de Magic-City, parc de loisirs et berceau du tango à Paris, de la Belle Époque aux Années folles
Paris 4e.
Ajouté le 19 septembre.
GRATUIT

LA FOLLEHISTOIRE DEMAGIC-CITY,PARC DELOISIRS ETBERCEAU DUTANGO À PARIS,DE LA BELLEÉPOQUE AUXANNÉES FOLLES

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LE 6 OCTOBRE 2026
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En ce début d'année de célébration du bicentenaire de la photographie, la bibliothèque Forney vous invite à une plongée affective dans l’univers de la photographie culinaire au travers d’une… Comment attiser la gourmandise par une image ? Question de goûts ? Question de couleurs ! Pour représenter un plat dans un livre de recettes ou dans la rubrique « cuisine » d’un périodique ou bien pour promouvoir un produit alimentaire, le dessin, pour des raisons techniques mais aussi socio-culturelles et surtout économiques, a longtemps continué d’être préféré à la photographie. A partir des années 30, le recours à cette dernière, au travers, le plus souvent, d’impressions en noir et blanc, a commencé à être plus fréquent. Mais c’est grâce aux progrès de l’impression couleur que la restitution imprimée des attributs organoleptiques d’un plat a pu être vraiment complète, ouvrant à la mémoire et aux projections sensorielles un espace nouveau. \- La conférencière Ses missions professionnelles de diffusion artistique auprès de photographes du monde de la gastronomie ont conduit Anne-Claire Si Fodil à engager des recherches sur l’histoire de la photographie culinaire. Depuis 2010, elle s’est attachée à en retracer les évolutions en s’intéressant plus particulièrement aux marqueurs visuels de l’appétence. Elle a réalisé de nombreuses interventions sur ce sujet, a participé à l’organisation d’expositions de photographies culinaires (FIPC) et a également créé des ateliers dédiés à la verbalisation des émotions alimentaires.

Les couleurs de la tentation : photographies culinaires, la couleur ou rien ?
Paris 4e.
Ajouté le 6 septembre.

LES COULEURSDE LATENTATION :PHOTOGRAPHIESCULINAIRES, LACOULEUR OURIEN ?

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LE 6 OCTOBRE 2026
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Dans le cadre de l'Automne de la Science 2026, Juliette Galin, architecte et ingénieure, vous invite à découvrir un projet passionnant qui porte sur le quartier du Sentier et qui tente de proposer… Dentelle urbaine : tisser un réseau de fraîcheur au cœur du Sentier Et si les solutions aux défis climatiques de demain se trouvaient déjà dans les interstices de la ville existante ? Alors que les épisodes de chaleur extrême se multiplient et interrogent notre manière d'habiter et de parcourir les centres urbains, cette conférence propose une exploration du quartier du Sentier à travers ses espaces cachés, ses porosités et les ressources invisibles de son tissu urbain. Menée dans le cadre d'un projet de fin d'études en architecture par Juliette Galin, cette recherche s'appuie sur un important travail d'archives et de cartographie. Le Sentier y apparaît comme un territoire constitué d'une multitude de passages, de cours, de rez-de-chaussée et de sous-sols aujourd'hui sous-utilisés. Hérités de l'activité textile qui a façonné le quartier pendant plus d'un siècle, ces espaces constituent une réserve foncière et thermique inattendue au cœur de Paris, formant un réseau continu mais imperceptible depuis l'espace public. La conférence présentera comment cette trame existante pourrait devenir le support d'une nouvelle manière de se déplacer en ville. En réactivant les rez-de-chaussée vacants, en ouvrant les cours intérieures, et en reliant les espaces traversants, il devient possible d'imaginer un maillage piéton offrant davantage d'ombre, de fraîcheur et de confort lors des fortes chaleurs. Une véritable dentelle urbaine se dessine alors : un réseau de continuités piétonnes et rafraîchissantes reliant des espaces aujourd'hui fragmentés. Entre histoire urbaine, cartographie et projet architectural, cette réflexion invite à considérer la ville construite comme une ressource pour l'adaptation au changement climatique. Plutôt que d'ajouter de nouvelles infrastructures, elle explore le potentiel des espaces déjà présents pour inventer des parcours urbains plus agréables, plus résilients et mieux adaptés aux conditions à venir.

Automne de la Science à la BHVP - Conférence « Dentelle urbaine : tisser un réseau de fraîcheur au cœur du Sentier »
Paris 4e.
Ajouté le 8 septembre.

AUTOMNE DE LASCIENCE À LABHVP -CONFÉRENCE« DENTELLEURBAINE :TISSER UNRÉSEAU DEFRAÎCHEUR AUCŒUR DUSENTIER »

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LE 6 OCTOBRE 2026
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