Les jeunes filles du Bon Pasteur au Théâtre de la Tempête
"Tout part d’un documentaire : Mauvaises filles, réalisé par Emerance Dubas en 2022
que j’avais vu à sa sortie. Ce film retrace le parcours de plusieurs anciennes pensionnaires de la Congrégation du Bon Pasteur.
On comptait en 1955, 43 maisons du Bon Pasteur dans toute la France. Elles accueillaient, jusqu’à la fin des années 80, des jeunes filles placées par le juge des affaires familiales ou par leurs parents eux-mêmes. Des filles qu’on disait filles-fugueuses, filles-violées, filles-mère, filles-aguicheuse, filles-turbulente. Au moment de leur entrée dans l’institution, elles avaient en moyenne 14 ans et y restaient jusqu’à leur majorité ou s’enfuyaient pour celles qui y réussissaient. La mission de la congrégation était de les « ré-éduquer». À coup de châtiments corporels, de travail forcé, d’humiliations collectives, de mise au mitard, de privations et de violences physiques, témoignent les filles aujourd’hui. En prières et en études arguent les bonnes soeurs. Violence systémique pour les unes, cas isolés pour la Congrégation.
Aujourd’hui, plus de 50 ans après avoir été placées, les anciennes pensionnaires dénoncent ces abus et réclament réparation. Elles se sont constituées en association. Après le temps du silence vient celui de la parole libérée. Longtemps restées muettes, ces ex-pensionnaires militent pour la reconnaissance de leur préjudice. Ce spectacle est leur porte-voix.
Après un long temps d’enquête de plusieurs mois, nous avons inventé nos récits. Sur le plateau de théâtre, nous suivons Marthe, une jeune fille de 15 ans envoyée au Bon Pasteur, le soir du second mariage de son père. En chemin, elles croisent des alliées rêvées, des adjuvantes de théâtre, qui se nomment Albertine Sarrazin, Marie-Christine Vennat et Eveline Le Bris.
Ce spectacle est né d’improvisations au plateau et d’entretiens. Les actrices et les acteurs sont tour à tour d’anciennes pensionnaires du Bon Pasteur, des musiciens, des chanteuses pour être la voix des silenciées et penser ensemble les réparations comme les combats à mener."
CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE Margaux Eskenazi
ÉCRITURE Margaux Eskenazi
D’APRÈS les improvisations de l’équipe d’interprètes
AVEC DES EXTRAITS D’ENTRETIENS avec Marie-Christine Vennat, Eveline Le Bris et David Niget, du Passe-peine d’Albertine Sarrazin et du procès du Bon Pasteur à Nancy en 1903. Des scènes sont librement inspirées des Diablesses, téléfilm réalisé en 2007 par Harry Cleven, écrit par Olga Vincent, Pascale Breton et Véronique Lecharpy.
DRAMATURGIE Lazare Herson-Macarel
COLLABORATION À LA MISE EN SCÈNE Chloé Bonifay
CONSEILLER HISTORIQUE David Niget
SCÉNOGRAPHIE Jean-Baptiste Bellon
CONSTRUCTION Victor Veyron
CRÉATION SONORE ET RÉGIE SON Lucas Soudi
COMPOSITION SONORE Teresa Silveira Machado
COSTUMES Zoé Lenglare et Loïse Beauseigneur
en cours
DISTRIBUTION Leslie Bouchet, Elsa Grzeszczak, Lazare Herson-Macarel, Kenza Laala, Julien Romelard, Teresa Silveira Machado
ADMINISTRATION ET PRODUCTION Emmanuelle Germon
DIFFUSION Gwenaëlle Leyssieux – Label Saison
REMERCIEMENTS Eveline Le Bris, Marie-Christine Vennat, David Niget
PRODUCTION la Compagnie Nova et le Nouveau Théâtre Populaire
EN COPRODUCTION AVEC le Théâtre Jean Vilar, Vitry-sur-Seine
AVEC LE SOUTIEN du Théâtre du Fil de l’Eau, Pantin
La Compagnie Nova est conventionnée par la DRAC Ile-de-France et la Région Ile-de-France au titre de la PAC. Le projet de la compagnie bénéficie du soutien du Collectif Culture et Création de la Fondation de France.
Création au Festival du Nouveau Théâtre Populaire en août 2025
Pour la création du spectacle au NTP l’équipe était composée de Cordélia Monge
à l’assistanat à la mise en scène et de Marco Benigno et Lucas Soudi à la régie générale