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À travers cette exposition présentée dans le hall des Archives départementales, Lumières d’hier, regards d’aujourd’hui invite le visiteur à parcourir près de deux siècles d’histoire de la et des en à… À travers cette exposition présentée dans le hall des Archives départementales, Lumières d’hier, regards d’aujourd’hui invite le visiteur à parcourir près de deux siècles d’histoire de la photographie et des images en Eure-et-Loir. Appuyée sur une sélection de documents originaux conservés dans les fonds, elle met en lumière la richesse des collections iconographiques des archives publiques, qui, à l’instar de l’ensemble du réseau des archives françaises, rassemblent et valorisent des millions de photographies, cartes postales, affiches et autres supports visuels témoignant de l’histoire des territoires. La première partie propose une approche historico-technique de la photographie. Depuis les premières expérimentations de Nicéphore Niépce dans les années 1820 jusqu’à l’invention du daguerréotype en 1839, la photographie s’est construite comme une innovation scientifique majeure avant de devenir un art et un outil documentaire. Les procédés se sont ensuite multipliés (calotype, collodion, autochrome, photographie argentique puis numérique), traduisant une évolution constante des techniques et des usages. Cette transformation progressive, du procédé chimique à l’image numérique, a profondément modifié notre rapport au réel et à sa représentation. La deuxième partie explore la diversité des usages de la photographie. Dès ses origines, celle-ci, dans sa volonté de copier le réel au plus près, s’impose comme un outil polyvalent : artistique, bien sûr, mais aussi scientifique, documentaire et administratif. La photographie permet d’observer, de démontrer, de convaincre, et de conserver des traces du monde visible. Outre l’illustration de l’intimité (vie quotidienne et privée), elle devient progressivement un instrument privilégié pour la recherche, la presse, l’archéologie/ethnologie ou encore la police scientifique… Par sa capacité à « fixer » un instant, elle accompagne les activités humaines les plus variées, de l’aménagement du territoire aux pratiques sociales, en offrant une représentation à la fois immédiate et durable des réalités observées. Enfin, la troisième partie s’attache aux mutations et permanences de l’image photographique. Détachée de son contexte de production, une photographie peut acquérir un nouveau statut : celui de document d’archives. Au même titre que les sources écrites, elle devient alors une trace du passé, exploitable par les historiens pour comprendre les sociétés et leurs transformations (urbanisation, mutations du monde rural, transformations sociales etc…), témoignant ainsi du rôle essentiel de la photographie dans la construction de la mémoire collective. Conservées avec soin par les institutions patrimoniales, les photographies posent toutefois des enjeux spécifiques de préservation, liés à la diversité de leurs supports et à leur fragilité matérielle. En ce sens, leur conservation et leur valorisation font partie des missions des services d’archives, garants de la transmission de ce patrimoine aux générations futures. Ainsi, en croisant regards d’hier et d’aujourd’hui, cette exposition souligne combien la photographie, au-delà de sa dimension esthétique ou informative, est devenue une source essentielle pour écrire l’histoire et comprendre les évolutions d’un territoire et de ses habitants.







