Films, documentaires, photographie, concert
Pour cette seconde édition du festival, nous souhaitons rendre hommage au réalisateur italien Stefano Landini, disparu en 2025. Nous présenterons tout d’abord son film documentaire consacré à l’enracinement du jazz en Italie à travers l’histoire d’un lieu emblématique de la scène romaine : le club Music Inn.
Il y a deux ans déjà, nous avions proposé et sous-titré son film Sept-huitième consacré à la répression du jazz pendant l’époque fasciste. Nous projetons cette année son dernier film Stolen Moments sorti en 2023. Stolen Moments est une ode au jazz et à l’Italie, mais surtout une histoire d’espoir, de musique et de renaissance sociale, une œuvre qui aborde les défis de la migration, la passion pour la musique et le désir de se reconstruire à travers la culture.
L’association a également réalisé les sous-titres de ce film au dispositif narratif singulier, à la frontière de la fiction et du pseudo-reportage, où se mêlent également des images d’époque. Un petit bijou, singulier, où l’universel se mêle au particulier avec beaucoup de sensibilité. Une très belle histoire à découvrir, proposée ici dans le cadre d’une projection unique en France.
En ouverture, le festival rendra hommage Jean-Claude Izzo avec une conférence de Stefania Graziano consacrée à cet écrivain marseillais, amoureux de jazz, dont l’univers imprègne aussi certains de ses romans.
Une autre conférence, une carte blanche, est proposée à l’association Action Jazz, qui arpente les festivals et concerts de Nouvelle-Aquitaine. Nous aussi aurons le plaisir de visionner les portraits jazz de Stéphane Glockner, dont certaines photographies ont été prises dans le club Le Thélonious, lieu culte du jazz bordelais à la fin des années 90.
Une carte blanche dont nous aurons donc la surprise du contenu, tout comme le concert d’Ettore Fioravanti et Andrea Glockner. Une rencontre, un dialogue, au-delà des styles et conventions, qui laissera la place à l’improvisation libre, à l’instant suspendu sur le fil de la batterie et de la trompette basse.
Enfin, nous poursuivons notre parcours des films de Michelangelo Antonioni. Après Blow-up et la BO de Herbie Hancock lors de l’édition 2025, cette année nous présentons La Notte avec la BO du pianiste italien Giorgio Gaslini, pionnier du jazz italien moderne. Une nouvelle occasion de mesurer combien le jazz a nourri le cinéma de cette époque — et pas seulement en Italie.