En 2026, pour la première fois, le musée national de la Marine présente sur tous les sites de son réseau – à Brest, Paris, Port-Louis, Rochefort et Toulon – un ensemble d’expositions autour d’un : à… En 2026, pour la première fois, le musée national de la Marine présente sur tous les sites de son réseau – à Brest, Paris, Port-Louis, Rochefort et Toulon – un ensemble d’expositions autour d’un thème commun : l’appel des profondeurs. À Rochefort, l’exposition s’intéresse aux origines des premiers navires submersibles militaires, dont l’histoire est intimement liée à l’arsenal charentais. Du _Plongeur_, premier sous-marin expérimental qui marqua, en 1863, les débuts de la force sous-marine militaire en France, aux terribles naufrages de la série des _Farfadet_ au tournant du xxe siècle, les visiteurs découvrent une histoire faite d’expérimentations, d’échecs, de tâtonnements et d’essais renouvelés pour pousser toujours plus loin l’innovation. Place forte de la construction navale aux xviie et xviiie siècles, l’arsenal de Rochefort a poursuivi ses activités aux xixe et xxe siècles en se spécialisant dans la construction de petites unités (sous‑marins, torpilleurs, contre‑torpilleurs). 100 ans après l’annonce officielle de sa fermeture, l’exposition revient sur cette facette captivante de l’histoire maritime française et rend hommage à ses ingénieurs et ses équipages. Dès la fin du xviiie siècle, d’ingénieux précurseurs se penchent sur les limites de la navigation sous-marine. Cherchant à dompter un écosystème hostile, ils tâtonnent, dessinent et proposent divers prototypes. Plonger et attaquer l’ennemi par surprise, tels sont les objectifs des premiers submersibles expérimentaux, conçus au cours de la seconde moitié du xixe siècle, période d’intenses transformations industrielles, notamment dans la marine française. Exposer l’aventure des premiers submersibles permet d’aborder une multitude de thèmes et de sujets : histoire des sciences et des techniques, évolution des sociétés et changements politiques, construction de mémoires individuelles et collectives, émergence de nouvelles pratiques artistiques, élaboration de récits mêlant histoire locale, nationale et internationale… Le parcours, chronologique, réunit près d’une centaine d’objets, de documents et d’archives qui incarnent des récits sensibles, parfois tragiques. Témoins d’une époque, ils contribuent à l’histoire et à la mémoire des sous‑marins.



