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Chimères
expositionÀ Besançon (15 km)
14 juin 2026au3 janvier 2027

Chimères

Source officielle : DOUBS TOURISME (COORDINATION)

Cet événement est organisé à Besançon, à environ 15 km de Pouilley-Français. Il est accessible et recommandé aux résidents et visiteurs de Pouilley-Français et des environs.

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À propos de cet événement

Loin des créatures hybrides et inquiétantes, voire monstrueuses, de nos récits anciens, l’exposition Chimères propose un autre regard sur la vie. Ici, l’hybridation des mondes humain, végétal, animal et minéral devient le symbole d’une alliance fertile. En explorant la porosité de ces règnes, les œuvres révèlent une humanité qui ne saurait être une entité refermée sur elle-même, mais un être de relation, façonné par ses échanges avec son environnement.

Conçue dans le prolongement de l’exposition de Nina Laisné, Chimères, qui est composée d’œuvres de la collection du Frac, s’ouvre par un dialogue organique entre Anastasia Simonin et Kazuo Yagi Marsden dont le travail explore la perméabilité sensorielle. Dans leur double autoportrait Hum, le noyer et l’étain se conjuguent pour figurer deux unités neuronales géantes dont les ramifications, à la fois dendrites nerveuses et branches végétales, cherchent la connexion. Cette fusion entre biologie humaine et structure ligneuse nous rappelle que nos corps, tout comme nos cerveaux, sont traversés par les mêmes forces que celles qui irriguent la forêt.

L’exploration de l’identité se déploie également dans la ronde de chimères orchestrée par Annette Messager. Fidèle à sa pratique du « bricolage » — où elle assemble photographies, peluches, dessins et tissus — l’artiste donne vie ici à des entités hybrides flottant entre rêve et réalité. Au cœur de cette chorégraphie, l’œil humain demeure omniprésent et ces organismes singuliers nous observent autant que nous les découvrons. Arborant des nageoires ou des attributs aériens, ils participent à une parade qui achève de dissoudre la hiérarchie des espèces.

Ce prolongement du vivant trouve un écho minéral dans le travail de Julien Discrit, qui sonde la mémoire immuable de la pierre. Sa sculpture immortalise un geste de préhension archaïque : une main se referme sur une roche jusqu’à devenir également pierre. L’œuvre fige l’instant où l’organique et le minéral s’unissent, créant un fossile artificiel où la fugacité de la vie humaine s’inscrit dans le temps long de la géologie.

À la solidité minérale de l’œuvre précédente répond, chez Patrick Neu, une autre forme de fossilisation, plus fragile et paradoxale. En détournant un gantelet d’armure, qu’il façonne à partir de milliers d’ailes d’abeilles, il transmute l’acier en une parure chamanique d’une délicatesse absolue. Ce gantelet ne protège plus le guerrier, il expose la vulnérabilité de l’insecte dont notre propre survie dépend, mettant ainsi en tension notre « armure » technologique et la menace écologique.

L’exposition s’achève avec Lois Weinberger, dont l’œuvre entière célèbre la puissance de la « végétation rudérale » — ces plantes sauvages et indomptables qui germent dans les interstices de nos villes et qui ne connaissent pas de frontières. Ici, l’artiste révèle la fragilité intrinsèque du végétal en découpant méticuleusement une feuille d’arbre jusqu’à y faire apparaître la silhouette d’un crâne humain. Il met ainsi à nu une anatomie partagée. Ce memento mori végétal, où la nervure devient suture crânienne, nous rappelle que l’humain appartient au même cycle biologique que la plante la plus humble.

Avec des œuvres où nos visages s’entrelacent aux racines ou aux feuilles, nos mains à la pierre, nos armures aux ailes des insectes, cette exposition entend briser l’illusion d’une humanité isolée. Chacune nous rappelle que nous habitons un monde de continuités et que nous sommes une mosaïque biologique, mêlant les dimensions minérale, végétale et animale : un mélange de chimie inorganique, de mécanismes cellulaires partagés et d’une architecture biologique spécifique. En somme, une invitation à reconnaître que nous sommes à nous-mêmes des chimères.

Avec les œuvres de : Julien Discrit, Annette Messager, Patrick Neu, Anastasia Simonin et Kazuo Yagi Marsden, et Lois Weinberger.

commissariat :
Sylvie Zavatta, directrice du Frac

Dates et horaires à Besançon

Du 14/06 au 03/01 : tous les jours

Lieu et plan d'accès à Besançon

25000 BESANCON

Besançon

Google Maps
Carte de localisation de Chimères

Contact et réservations

Source et informations légales

source : doubs tourisme (coordination)
date dernière maj : 08-09-2026
credit photo : Anastasia Simonin et Kazuo Yagi Marsden, Hum, 2025. Collection Frac Franche-Comté © Anastasia Simonin et Kazuo Marsden

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Mélanie Wenger – Sugar Moon Dans les plaines du Texas, Mélanie Wenger explore l’univers singulier des ranchs de chasse exotique, où fascination, violence et enjeux de conservation se côtoient. À travers son regard photographique, Sugar Moon révèle les contradictions d’une Amérique armée, marquée par une culture de la chasse et du marché, jusque dans le rapport au vivant. Une série qui interroge la place de l’animal, entre fascination, exploitation et marchandisation.

Festival photographie Besançon - Grain d'Pixel - Maison de quartier de Montrapon
Besançon.
Ajouté le 28 août.

FESTIVALPHOTOGRAPHIEBESANÇON -GRAIN D'PIXEL- MAISON DEQUARTIER DEMONTRAPON

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DU 3 OCTOBREAU20 NOVEMBRE 2026
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Nous aurons le plaisir de vous accueillir à la Galerie de l'Ancienne Poste, pour notre exposition annuelle. C'est les artistes de l'association Artaide qui, à nouveau, vous ferons vibrer au travers de leurs réalisations. Le paysage permet cette transition entre le figuratif et l'abstrait par ses compositions simples orientées par la couleur et la matière.

Exposition Artaide - Hommage à Gérard Karsenty
Besançon.
Ajouté le 4 février.

EXPOSITIONARTAIDE -HOMMAGE ÀGÉRARDKARSENTY

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DU 2 NOVEMBREAU8 NOVEMBRE 2026
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Le travail de Stéphanie Saadé relève d’une poétique de la suggestion, où le signe se fait discret, presque évanescent. L’artiste nous livre des indices que, tels des archéologues, nous devons déchiffrer, confrontés à la sédimentation d’une histoire personnelle qui rejoint l’universel : une mémoire à la fois intime et collective. Portrait d’un lac se déploie dans l’espace comme une voile suspendue ou une tente protectrice abritant en son sein une cartographie agrandie du Liban datant de 1938. Au cœur de cette toile étanche, l’artiste a ménagé une portion poreuse, en lieu et place du lac de Yammouné. Ici, l’archive s’affranchit de son hiératisme pour s’animer au rythme d’une activation quotidienne consistant à y verser de l’eau avec constance, soin et précaution. Le liquide vient ainsi saturer la fibre et perler au sol pour dessiner une flaque dont les contours épousent ceux du lac réel. Loin de se limiter à la représentation de cette nappe d’eau, ce processus en convoque le cycle vital : celui d’une étendue qui s’emplit à la fonte des neiges pour s’évaporer sous la brûlure du soleil. C’est, en quelque sorte, un autoportrait que le lac réalise lui-même, utilisant sa propre matière pour affirmer sa présence tout en soulignant sa fragilité, voire sa possible disparition. Au-delà de l’observation géographique, l’œuvre sonde les fractures tectoniques et politiques. Le lac de Yammouné se situe sur la faille du Levant, une immense déchirure née du glissement des plaques, qui traverse la Jordanie, la Palestine, Israël, la Syrie et la Turquie. La tension des cordes de chanvre qui maintiennent la toile évoque de façon saisissante les forces souterraines, responsables autant des secousses de la terre que des séismes géopolitiques historiques dont notre actualité est le prolongement douloureux. Portrait d’un lac est, au fond, un rituel de soin autant qu’un acte de mémoire. La démarche de Stéphanie Saadé se fonde sur ce qu’elle nomme une « géométrie de la distance », un processus de traduction où les trajectoires personnelles se transmuent en formes plastiques. Née durant la guerre civile libanaise, l’artiste interroge la fragmentation comme un état constitutif de l’être. Elle saisit des objets familiers, des documents de voyage, des archives ou des souvenirs d’enfance, qu’elle soumet à des mutations physiques — soudage, recouvrement à la feuille d’or, érosion — pour en révéler l’obsolescence ou, au contraire, la persistance. Sylvie Zavatta, directrice du Frac

Stéphanie Saadé, Portrait d'un lac - focus sur une œuvre du Frac
Besançon.
Ajouté le 12 août.

STÉPHANIESAADÉ,PORTRAIT D'UNLAC - FOCUSSUR UNE ŒUVREDU FRAC

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DU 14 JUINAU3 JANVIER 2027
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L’exposition présentée au Frac participe d’un triptyque dont les deux autres volets sont présentés au Frac Bretagne (Rennes) et au Centre d’art Le Lait (Albi). L’ensemble propose d’explorer la manière dont la chorégraphe Lucinda Childs a interrogé les pratiques qui ont façonné la danse postmoderne à la croisée du pop art et du minimalisme, tout en soulignant le rôle central de l'expérience incarnée dans la transformation des arts dans les années 1960 à 2000. À partir de 1979, la chorégraphe Lucinda Childs crée des œuvres d’envergure pour le dispositif théâtral dont certaines, comme Dance ou Available Light, sont devenues des œuvres de référence de la danse minimale. Les procédés qu’elle déployait jusque-là dans des espaces alternatifs sont transposés sur scène afin d’interroger ce genre canonique de la danse occidentale qu’est le ballet et la manière dont il transforme la danseuse ou le danseur en image. Cette réflexion, qui coïncide avec l’émergence à New York de la Pictures Generation et de la critique institutionnelle, aborde la visibilité qu’acquiert le corps sur scène de manière ambivalente : elle sublime mais unifie, intensifie mais épuise, concentre mais restreint, éclaire mais éblouit. À travers une installation inédite associant fresque vidéo, dessins, partitions et maquettes, Lucinda Childs — une subversion du cadre expose les méthodes qui ont permis à la chorégraphe de questionner les conventions de la danse scénique en collaboration avec des compositrices et compositeurs (Philip Glass, Jon Gibson, John Adams, Elizabeth Swados, Iannis Xenakis), des artistes (Sol LeWitt, Robert Mapplethorpe, Nan Hoover), des scénographes (Robert Wilson), des architectes (Frank Gehry) et les interprètes de sa compagnie. Lou Forster, commissaire de l’exposition Exposition produite par le Frac Bretagne, le Frac Franche-Comté, le centre d'art Le Lait en collaboration avec le CN D, Centre national de la danse.

Lucinda Childs — une subversion du cadre
Besançon.
Ajouté le 12 août.

LUCINDA CHILDS— UNESUBVERSION DUCADRE

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DU 14 JUINAU3 JANVIER 2027
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