Partez à la rencontre de femmes du Laos au Soudan, de l'Ethiopie au Kenya, de l'Inde au Turkménistan.
Du Laos au Soudan, de l’Éthiopie au Kenya, de l’Inde au Turkménistan, ces photographies sont autant de rencontres avec des femmes dont les visages, les attitudes, les gestes et les regards racontent quelque chose de leur histoire et de leur univers.
Je ne cherche cependant pas à exprimer une réalité ethnologique ou sociologique. Ces images ne prétendent représenter ni des peuples ni des cultures. Elles témoignent simplement de la séduction, de l’étonnement et de la curiosité réciproques de rencontres parfois furtives.
Rechercher la lumière, la couleur, la beauté d’un instant suspendu ; parfois, extraire d’un environnement rude, terreux ou poussiéreux quelques-unes de ses plus belles pépites.
Derrière chaque image, il y a une rencontre. - Derrière chaque rencontre, il y a une personne.
Ces femmes appartiennent à des cultures, des traditions et des environnements très différents, souvent éloignés de ceux que nous connaissons en Occident. Leurs vêtements, leurs bijoux, leurs activités, leurs attitudes témoignent de cette diversité.
Une diversité que l’homogénéisation du monde tend peu à peu à effacer. Les frontières culturelles s’estompent, les modes de vie se rapprochent. Pourtant, subsistent encore des îlots de différence, de surprise et d’émerveillement. Ce sont des femmes de tous âges, parfois des femmes âgées, dont les traits burinés semblent porter plus que d’autres les traces d’une vie, ses épreuves, sa richesse.
Mais derrière la diversité des vêtements, des bijoux et des coutumes, au-delà des apparences qui les distinguent et parfois nous séparent, ce qui les rapproche et nous rassemble est peut-être l’essentiel : ce qu’elles révèlent de leur force ou de leur fragilité, de leur joie ou de leur gravité, de leur assurance ou de leur timidité, de leur dignité toujours.
C’est-à-dire ce qui, en elle, relève de l’humain — et donc de l’universel.
Bonne visite
Christian Mathis