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La mine dans l'objectif
événementLewarde
1 septembre 2026au23 mai 2027

La mine dans l'objectif

Publié par driss@vivop

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Description

Co-produite par le Centre Historique Minier et la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, l’exposition _**La mine dans l’objectif**_ retrace près de 150 ans de regards photographiques sur et…

Co-produite par le Centre Historique Minier et la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, l’exposition La mine dans l’objectif retrace près de 150 ans de regards photographiques sur les mines et les mineurs de charbon. À travers 310 photographies réalisées entre 1874 et 2023, elle révèle comment treize photographes – de l’atelier Nadar à Michel Séméniako, en passant par la Section photographique de l’armée – ont documenté, interprété et parfois idéalisé l’univers minier. Les images racontent autant l’évolution de la photographie que celle du monde de la mine : les hommes, les luttes, les paysages, les destructions et la mémoire d’un territoire profondément transformé par l’exploitation du charbon.
Parmi les figures majeures présentées, Willy Ronis occupe une place centrale. Photographe humaniste engagé, il ne réalisa pourtant que deux reportages consacrés à la mine. En 1951, à Lens et Billy-Montigny, il photographie la fosse 10 des mines de Courrières. Plus que les installations industrielles, ce sont les hommes qui l’intéressent : mineurs au travail, visages marqués, solidarité ouvrière. Deux ans plus tôt, en 1948, il avait couvert les grandes grèves des mineurs à Saint-Étienne pour les journaux Regards et Life. Ses clichés témoignent clairement de sa proximité avec la cause ouvrière et traduisent la tension sociale de l’époque. Ronis montre des mineurs dignes, unis et déterminés face à la répression.
L’exposition revient également aux origines de la photographie minière avec l’atelier Nadar. Réputé pour ses portraits de l’élite parisienne, l’atelier fut sollicité à la fin du XIXe siècle par des ingénieurs et administrateurs des compagnies minières du Nord. En 1889, la Compagnie des mines de Bruay commanda un vaste reportage photographique destiné à valoriser ses installations et sa production. Malgré un matériel encombrant peu adapté au terrain, les photographes réalisèrent un ensemble exceptionnel montrant infrastructures, ouvriers et scènes de travail. Ces images témoignent déjà du rôle de la photographie comme outil de communication industrielle et de prestige.
Les luttes sociales constituent un autre grand thème de l’exposition. Entre héroïsation et souffrance, les mineurs apparaissent comme une corporation combative, réclamant de meilleures conditions de travail et davantage de sécurité. Les grandes grèves de 1948, photographiées par Willy Ronis, illustrent la violence des conflits sociaux de l’après-guerre. D’autres photographes, comme Émile Muller, documentent les mouvements de protestation contre la fermeture de sites miniers, notamment à Divion après la catastrophe de La Clarence en 1954. Manifestations, occupations et solidarité ouvrière composent alors une iconographie puissante de la résistance collective.

Au-delà des mouvements sociaux, les photographes montrent aussi les silences du monde minier : fatigue, peur et omniprésence du danger. Coup de grisou, éboulements ou inondations rappellent que descendre au fond signifiait affronter quotidiennement la mort. Cette dimension tragique traverse discrètement de nombreuses images.

Après la Seconde Guerre mondiale, alors que la France mène la « Bataille du charbon » pour sa reconstruction, la photographie devient également un outil de propagande. Les Houillères commandent des reportages vantant la modernité des cités minières et les bienfaits sociaux des compagnies. Guy Le Boyer met ainsi en scène un univers ordonné et prospère : mineurs robustes, logements modernes, écoles ménagères et équipements sanitaires. À l’inverse, des photographes engagés comme Émile Muller choisissent de montrer la modestie du quotidien et les solidarités populaires.

À l’heure où ferment les bassins français, d’autres photographes accompagnent les derniers temps de cette exploitation charbonnière. André Lejarre et Éric Bouvet suivent les mineurs de Gardanne ou de La Houve jusque dans les profondeurs des galeries. Ils partagent leur quotidien, depuis la lampisterie jusqu’aux tailles d’abattage, captant l’atmosphère oppressante des chantiers : chaleur, poussière, bruit des machines et promiscuité. Leur démarche relève moins de la dénonciation que du témoignage et de la mémoire.

L’exposition accorde également une large place aux paysages miniers. Les chevalements, terrils et installations industrielles ont profondément transformé les campagnes du Nord et d’autres bassins houillers. Ces silhouettes monumentales deviennent des symboles immédiatement reconnaissables. Des photographes comme François Kollar ou René-Jacques les intègrent comme marqueurs géographiques dans leurs images. Jean-Claude Gautrand joue avec les lignes, les volumes et les contrastes du noir et blanc pour donner une dimension presque graphique à ces architectures industrielles.

Lorsque les mines ferment, ces paysages changent encore de sens. Gilles Perrin photographie des sites désertés, enneigés ou plongés dans la nuit, où les chevalements semblent devenir des personnages fantomatiques. Michel Séméniako transforme quant à lui ces vestiges grâce à des jeux de lumière et de longues poses, créant des visions poétiques et presque irréelles du patrimoine minier.

Le parcours évoque aussi les destructions liées à la Première Guerre mondiale. Le Bassin minier du Nord–Pas-de-Calais, situé en zone stratégique, fut ravagé par les combats. La Section photographique de l’armée documenta systématiquement les fosses détruites, les cités minières en ruine et les installations dynamitées lors du repli allemand de 1918. Ces images avaient une double fonction : dénoncer les destructions et établir l’ampleur des dommages de guerre.

Quelques décennies plus tard, Jean-Claude Gautrand s’intéresse à une autre forme de destruction : celle du temps. Ses photographies montrent les bâtiments abandonnés, les vitres brisées et les cités désertées après la fin de l’exploitation. Il témoigne de l’effacement progressif d’un monde industriel autrefois foisonnant.

Enfin, l’exposition ouvre son regard au-delà de la France. En Ukraine, Stanley Greene photographie les régions minières et les populations vivant autour des pipelines de gaz russe. À travers portraits et témoignages, il révèle des réalités humaines universelles : dureté du travail, espoirs, inquiétudes et solidarité. Ses images rappellent que l’histoire du charbon dépasse largement les frontières françaises.

La mine dans l’objectif montre combien la photographie a contribué à construire la mémoire du monde minier. Qu’ils aient cherché à documenter, dénoncer, promouvoir ou poétiser la mine, tous ces photographes ont saisi des gestes, des regards et des paysages qui racontent une histoire profondément humaine. Si l’exploitation charbonnière a disparu en France, elle demeure une réalité dans de nombreux pays. Le charbon continue ainsi d’alimenter une mémoire visuelle universelle, où se mêlent travail, luttes sociales, transformations des territoires et héritage industriel.

Horaires de l'événement

Du 01/09 au 14/11 : les mardis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis, dimanches : 09:00-17:00 Du 15/11 au 13/12 : les dimanches : 10:00-17:00 Du 17/11 au 18/12 : les mardis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis : 13:00-17:00 Du 19/12 au 03/01 : les mardis, mercredis, samedis, dimanches : 10:00-17:00 Du 24/12 au 31/12 : les jeudis : 10:00-16:00 Du 02/02 au 06/02 : les mardis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis : 13:00-17:00 Du 07/02 au 14/02 : les dimanches : 10:00-17:00 Du 09/02 au 13/02 : les mardis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis : 12:00-17:00 Du 16/02 au 19/02 : les mardis, mercredis, jeudis, vendredis : 13:00-17:00 Du 20/02 au 28/02 : les mardis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis, dimanches : 10:00-17:00 Du 01/03 au 30/04 : tous les jours : 09:00-17:00 Du 02/05 au 23/05 : tous les jours : 09:00-17:00

Lieu de l'événement

Centre historique minier Rue d'Erchin, 59287 Lewarde, France

Lewarde

Google Maps
Carte de localisation de La mine dans l'objectif

Contact(s) & Réservations

Lieu : Centre historique minier
Rue d'Erchin, 59287 Lewarde, France
Tél : +33327958282
Email : contact@chm-lewarde.com
Site : https://www.chm-lewarde.com
Tarifs : Tarif 2026 : 8,70 € (donne accès à l’ensemble des expositions thématiques, hors visite guidée des galeries d'exploitation du charbon)

Crédit(s)

source : Bicentenaire de la Photographie - 2026-2027
date dernière maj : 22-08-2026
credit photo : Muller, Emile - Divion (Pas-de-Calais), 1954 © Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion GrandPalaisRmn Photo

Visitez le site de

Bicentenaire de la Photographie - 2026-2027
https://www.bicentenairephotographie.fr

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Aperçu de la description.

Visite du Mont Métier, Chemin de l'Ecluse et baraquement de la rue des Fossées, etc. Visite du Mont Métier, Chemin de l'Ecluse et baraquement de la rue des Fossées, etc. _Rendez-vous Place du 11 novembre à 10h_ _Inscription possible :_ _\- à partir du 8 septembre au centre culturel Madeleine Mahieu au 03 21 58 45 28_ _\- le 19 septembre de 10h à 17h à la salle polyvalente, rue de l'église_

Visite pédestre des vestiges de la ligne Hindenburg - Vitry-en-Artois
Vitry-en-artois.
Ajouté le 5 août.

VISITEPÉDESTRE DESVESTIGES DE LALIGNEHINDENBURG -VITRY-EN-ARTOIS

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LE 20 SEPTEMBRE 2026
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DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT.
Aperçu de la description.

Visite libre de l'intérieur de l'église Visite libre de l'intérieur de l'église

Visite libre de l'église Sainte-Anne
Plouvain.
Ajouté le 10 septembre.

VISITE LIBREDE L'ÉGLISESAINTE-ANNE

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DU 19 SEPTEMBREAU20 SEPTEMBRE 2026
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DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT.
Aperçu de la description.

L’APEPAC, avec la participation de la Région Hauts-de-France et de la commune de Goeulzin, vous donne rendez-vous pour un événement grandiose. L’APEPAC, avec la participation de la Région Hauts-de-France et de la commune de Goeulzin, vous donne rendez-vous pour un événement grandiose. LE DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 2026 à partir de 19H 19h00 – Dès l’ouverture des portes, profitez d’un accès en visite libre au parc avec un éclairage des vitraux de l’église de Gœulzin. Un espace buvette et petite restauration sera à votre disposition sur place pour partager un moment convivial avant le début des festivités (ouvert avant, pendant et après). 20h00 – Concert de Amadé et Tarik. Installez-vous et laissez-vous charmer par la prestation de notre duo d’artistes. Un concert piano/voix aux influences diverses, mêlant RnB, classique, jazz et pop. Clôture spectaculaire – Pour terminer la soirée en beauté, un spectacle Son et Lumière mettra en valeur les arbres remarquables et centenaires du parc. Un spectacle créé par la société Chronix. RESERVATIONS : Par email : [contact.apepac@gmail.com](mailto:contact.apepac@gmail.com) Par téléphone : 06 88 59 74 32 Tarifs (Paiement sur place par CB, Chèque ou Espèces) : Tarif plein : 15 € Tarif groupe (à partir de 6 personnes) : 10 € par personne Gratuité : Moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, personnes en situation de handicap.

Spectacle Son et Lumière avec Concert au siège de l’APEPAC à Goeulzin
Gœulzin.
Ajouté le 8 septembre.

SPECTACLE SONET LUMIÈREAVEC CONCERTAU SIÈGE DEL’APEPAC ÀGOEULZIN

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LE 20 SEPTEMBRE 2026
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DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT.
Aperçu de la description.

Visite du temple de Douai inauguré le 16 mai 1901 et découverte des différentes expositions dont "Le protestantisme et la laïcité" Visite du temple de Douai inauguré le 16 mai 1901 et découverte des différentes expositions dont "Le protestantisme et la laïcité"

Visite du temple et découverte des expositions
Douai.
Ajouté le 10 août.

VISITE DUTEMPLE ETDÉCOUVERTE DESEXPOSITIONS

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LE 20 SEPTEMBRE 2026
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DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT.

Ce n'est qu'un aperçu de l'agenda à Vitry-en-Artois

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