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Nina Laisné, un monde renversé
expositionBesançon
14 juin 2026au3 janvier 2027

Nina Laisné, un monde renversé

Publié par kim@vivop

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Description

Le Frac Franche-Comté consacre une première exposition monographique d’envergure à Nina Laisné dont l’œuvre transdisciplinaire se déploie dans le champ des arts visuels, de la musique, du spectacle vivant et du cinéma.

Si Nina Laisné est aujourd’hui reconnue pour ses créations scéniques marquantes, elle poursuit parallèlement une œuvre majeure dans le champ des arts visuels dont témoignent les pièces conservées par le Frac et l’exposition présentée aujourd’hui où figurent de nombreuses créations inédites.

Chez Nina Laisné, les œuvres scéniques et les œuvres plastiques sont intrinsèquement liées : elle y célèbre également les métamorphoses, les identités hybrides et les confluences musicales. L’artiste insuffle à ses productions plastiques une esthétique théâtrale, tandis qu’elle imagine pour la scène des compositions picturales. La porosité est telle que l’on retrouve au cœur de l’exposition l’œuvre monumentale Arca ostinata conçue avec le musicien Daniel Zapico : « un théorbe qui se rêve édifice (…) orné de bestiaires fantastiques, de chimères et d’oiseaux empruntés à l’ornementation baroque ».

Dans un mouvement de va-et-vient permanent, les recherches plastiques nourrissent ainsi les performances scéniques et inversement. Le dialogue entre image, musique et chant est omniprésent, irrigué par des traditions populaires, des récits oraux ou des fables concernant des êtres au genre fluide ou en voie de mutation animale. Ces figures ambiguës, dont l’ancestralité est ici mise en lumière, rejoignent des préoccupations très actuelles relatives à l’identité et à la visibilité des minorités.

La démarche de Nina Laisné s’enracine dans une archéologie rigoureuse de l’archive : partitions oubliées du XVIIe siècle, récits de la période coloniale, iconographies marginales et folklores ruraux. Elle s’emploie à dévoiler les failles des représentations et discours officiels et hégémoniques pour construire des contre-récits. Ainsi, dans les installations Na maré cheia, là no meio da mata, Na maré baixa, surge a resistência (2026) et Portulanos virados (2026), elle révèle l’histoire d’une exploitation à la fois ethnocide et écocide au Brésil : celle du bois de Pernambouc, pillé dès le XVIe siècle par les colons français pour ses qualités tinctoriales et la fabrication d’archets. Ailleurs, elle explore avec l’autrice Célia Houdart les multiples récits ibériques autour de la « femme-ours » (A Mulher ursa, 2024-2026), interrogeant notre rapport à l’altérité.

Ses recherches, qui s’étendent souvent sur plusieurs années, se métamorphosent en propositions immersives d’une grande puissance poétique. Le visiteur est baigné dans un univers visuel hanté par la peinture de la Renaissance, où la lumière – traitée par le prisme des ultraviolets dans Frati uccelli (2023) – révèle ce que l’œil nu ne peut percevoir. La musique et le chant, issus des répertoires ibérique, vénézuélien, brésilien ou encore italien, constituent la matière première et vibrante de chaque pièce. Ils deviennent ici l'outil d'une tentative de réparation symbolique, redonnant corps et voix aux invisibilisés.

Intitulée un monde renversé d’après un livret baroque du compositeur Estienne Moulinié, cette exposition embrasse plus de dix années de création : des premiers essais vidéographiques aux installations les plus récentes qui habitent l’espace architectural du Frac avec une force singulière et une beauté troublante.

Sylvie Zavatta

Horaires de l'événement

Du 14/06 au 03/01 : tous les jours

Lieu de l'événement

25000 BESANCON

Besançon

Google Maps

Contact(s) & Réservations

Crédit(s)

source : doubs tourisme (coordination)
date dernière maj : 29-06-2026
credit photo : Nina Laisné

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Aperçu de la description

L'association La Courcoeurée organise son traditionnel vide grenier. Buvette et restauration sur place

Vide Grenier
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Comédie de Georges Feydeau par le Théâtre de la Clairière: On purge bébé ! Avec une mise en scène Pierre Louis avec Alice Barrier, Alix Baudoin, Suzon Buatois, Tony Martorano, Jérôme Rousselet, Valentine Rousselet, Yannis Tisserand et au violoncelle Marie-Céline Jules. Sept personnages dans le tourbillon provoqué par les caprices de Toto qui ne veut pas prendre sa purgation. Ce ne serait pas si grave si le garnement ne faisait pas échouer une action commerciale capitale pour son père, porcelainier, si cela ne faisait pas exploser le couple de ses parents, et s’il ne s’était mis en tête d’aller en Suisse s’il y avait la guerre (nous sommes en 1912), tout cela emporté dans l’implacable mécanique du comique de Feydeau. En dispersant l’action et les accessoires dans l’espace du parc d’un château, en filant des moments de folie douce, la mise en scène sert le propos dévastateur de l’auteur dont la satire est ici aussi désopilante que vache.

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Cet été, embarquez pour les Mardis des rives ! Le festival fera escale chaque mardi dans une commune du Grand Besançon située le long du Doubs. Concerts gratuits, buvette restauration, stands, animations et Bibliobus Important : la réservation est recommandée pour assister aux concerts et pour utiliser la navette gratuite

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Ceija Stojka (prononcer « Tchaïa Stoïka ») est née en 1933 dans le sud-est de l’Autriche, dans une famille rom. À cette époque, les Roms – alors appelés « Tsiganes » – sont assez nombreux dans cette région. En 1938, l’Autriche est annexée par l’Allemagne nazie. La politique raciale d’Adolf Hitler désigne les Roms, comme les Juifs et les Allemands d’origine non germanique, comme des étrangers dans leur propre pays. Privés de leurs droits, persécutés, ils sont déportés dans des camps de concentration. Ceija est arrêtée le 3 mars 1943 avec sa mère et ses frères et sœurs. Elle est envoyée au camp d’Auschwitz-Birkenau, puis transférée dans ceux de Ravensbrück puis Bergen-Belsen, d’où elle sort vivante en mai 1945. Si le génocide des Juifs – la Shoah – est rapidement reconnu, celui des Roms, dénommé Samudaripen en romani, reste longtemps ignoré. En 1988, à 55 ans, Ceija Stojka est la première personne à en témoigner dans son pays, en publiant un livre dans lequel elle raconte son enfance et la déportation de sa famille. Peu après elle commence à peindre et à dessiner, de manière autodidacte, pour exprimer ses « sentiments et souvenirs ». De là et jusqu’à son décès en 2013, elle a créé environ 1 000 œuvres. Son art évoque autant les horreurs des camps que les moments heureux de sa jeunesse ou de sa vie après la guerre. Aujourd’hui, Ceija Stojka est reconnue internationalement comme artiste et témoin essentielle du génocide des Roms. Son œuvre contribue à la mémoire de ce drame et à la connaissance de ces peuples, qui constituent la plus grande minorité d’Europe. L’exposition vous invite à découvrir la vie et l’œuvre de cette femme exceptionnelle. 112 peintures et dessins sont présentés, à l’issue d’un travail commun entre le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie et le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon. La production de Ceija Stojka est traditionnellement partagée entre les « œuvres claires », des paysages et scènes évoquant la vie tsigane en roulotte, et les « œuvres sombres », qui témoignent des années terribles de la déportation. Au-delà de cette vision binaire, l’exposition vous propose de découvrir ses œuvres au prisme de l’œil, un motif récurrent et polysémique dans ses peintures et dessins. Car des beautés de la nature à la violence des camps, Ceija Stojka offre un regard lucide, sensible et profondément humain sur le monde. L’exposition se termine par un focus sur la situation des Roms en France pendant la Seconde Guerre mondiale, en s’appuyant sur l’exemple du camp d’internement ayant existé à Arc-et-Senans (Doubs) entre 1941 et 1943.

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