Les Accoustic Lab sont des experimentations publiques de Comme Madonna, la future création de la Cie.
Marie-Odile, « mémé comme on en connaît toustes », est d'abord installée parmi le public pour assister à un hommage à Madonna donné par son beau-fils Bruno. Sa maladresse devient vitalité : elle monte sur scène, s'empare du micro et se métamorphose en rock star, entre naïveté et liberté retrouvée.
Comme Madonna s'adresse tout particulièrement à l'enfance et au grand âge, tout en restant un spectacle pour tous les publics. Porté par un répertoire de tubes populaires interprétés par des femmes, twisté et réinventé par un duo musical, il offre aux enfants comme aux aîné·es une même promesse : il est permis de s'inventer et de se réinventer à tout âge, de quitter la place qui nous est assignée pour oser devenir soi.
Un langage mille-feuilles :
Une écriture à plusieurs niveaux (jeunesse, plus de 70 ans, adultes) : un même geste, une même chanson touchent chacun à un endroit différent. Visuel, magie et humour pour les enfants ; mélodie, complicité et métamorphose pour les aîné·es. Le quick change et le slow change, conçus par Anthony Venisse, en sont le langage commun : de la robe de montée des marches à Cannes à la nuisette de l'EHPAD, de la robe du dimanche à la tenue de Madonna.
Quelle place prend-on dans le monde ?
Quelle place nous donne-t-on, quelle place acceptons-nous, quelle place nous autorisons-nous à réinventer, à tout âge ? À la question « Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ? » posée aux enfants, le spectacle répond : donne plusieurs réponses, change d'avis. Marie-Odile, tendre et parfois désagréable, vivace et perdant le fil, en est l'incarnation : nous avons le droit d'être multiples.
Corps, quotidien et fin de vie :
À l'heure des images retouchées, la Compagnie remet dans le champ du regard des corps vieux, ridés, qui se transforment. Le spectacle parle du quotidien le plus matériel (héritage, dentier, solitude) comme de l'intime et du rêve, et n'évite pas la fin de vie, avec une crudité joyeuse ou de la douceur : faire cohabiter la conscience de la fin et le désir de vivre, le rire et la peur, la vieille dame et la rock star.
Une création en chemin :
Testé depuis deux ans auprès d'enfants, le personnage de Marie-Odile a confirmé qu'une langue commune entre les générations est possible. Le projet dispose d'une dramaturgie, d'un duo musical, d'un répertoire et d'une mécanique de transformation. La création aura lieu en juillet 2027 aux Festival Les Sorties de Bains à Granville.