À propos de cet événement
Alors que 2026 marque les 400 ans de la mort de John Dowland, ce programme tisse des liens intimes entre le grand compositeur anglais de la Renaissance et sa descendance. Un pont enchanteur entre les époques.
Joyaux de la musique élisabéthaine, les Lachrimae de John Dowland consistent en pavanes élégiaques panachées de gaillardes qui illustrent délicieusement l’épigramme ornant la partition : «Soit il s’emporte, soit il pleure, celui que la Fortune n’a pas béni.» La joie revient avec la Sonate d’or de Purcell (dans la version pour quatuor avec piano de Britten), avant la solennité de Händel (la sarabande qu’on entend dans Barry Lyndon de Stanley Kubrick) et la rêverie romantique de John Field (l’inventeur du nocturne, avant Chopin). Britten revisite génialement les Lachrimae et nous offre son malicieux «Playful Pizzicato», avant l’exquise sérénade finale d’Elgar.
Programme
John Dowland, Lachrimae, or Seaven Teares : extraits
Henry Purcell, Sonate en fa majeur Z 810, «Golden Sonata» (arrangement de Benjamin Britten)
Georg Friedrich Händel, Suite n° 4, en ré mineur, HWV 437 : Sarabande et Variations
John Field, Nocturne n° 16, en fa majeur, H 62
Edward Elgar, The Wand of Youth, suite n° 1 : II. Sérénade (arrangement de John Pointer)
Edward Elgar, Chanson de nuit et Chanson de matin, op. 15
Benjamin Britten, Lachrymae (Réflexions sur un chant de John Dowland), op. 48
Benjamin Britten, Simple Symphony, op. 4 : II. Playful Pizzicato
Edward Elgar, Salut d’amour, op. 12
Musiciennes et musiciens de l’ONL :
Léonie Delaune, violon
Camille Vasseur, violon
Marc‐Antoine Bier, alto
Mathieu Chastagnol, violoncelle
Pierre Thibout, piano