À propos de cet événement
Christina Foitou
Christina Foitou est une artiste grecque contemporaine, peintre et performeuse, née à Athènes et formée à la prestigieuse Académie des Beaux-Arts de Venise. Après des études en pédagogie puis en arts visuels, elle s’est distinguée en peinture et en gravure, recevant les plus hautes distinctions. Elle vit et travaille en France depuis 2018-2019.
Sa pratique est à la croisée de la peinture et de la performance : le corps, le geste et la matière deviennent les vecteurs d’une expression viscérale et directe. Dans ses œuvres, elle explore la mémoire collective, la condition féminine, la souffrance et la résilience, tout en interrogeant le rôle de l’art dans l’espace public. Son style, marqué par un expressionnisme gestuel et coloré, met en avant la force du mouvement et l’émotion brute, souvent amplifiées par la participation du spectateur. Engagée, Christina Foitou considère que l’art n’est pas seulement un espace esthétique mais aussi un lieu de dialogue et de mémoire. Ses performances et installations créent des ponts entre l’intime et le collectif, entre l’histoire et le présent, entre l’artiste et la communauté. Pour elle, l’art doit rester vivant, accessible et ancré dans la société — un musée à ciel ouvert qui éduque, émeut et relie.
ELEME
« C’est à un voyage intérieur que nous convie ELEME avec sa nouvelle série sur le temps. Dans notre monde moderne où la technologie impose son rythme et comprime le temps, l’artiste nous donne à réfléchir sur la conscience que nous en avons et notre propre rapport à cette réalité de la condition humaine. En donnant comme titre à ses oeuvres des expressions populaires que nous employons quotidiennement, il nous incite à réfléchir à la valeur du temps, bien loin des possessions matérielles. Cette plongée introspective, loin d’être angoissante, est une véritable ode à la vie et à l’énergie, grâce à la mise en jeu du mouvement, matérialisé par les rouages et la circularité des cadrans, ainsi que par l’explosion de couleurs vives, du bleu Majorelle aux rouges brûlants en passant par les jaunes solaires. L’émotion esthétique est ainsi première avant que notre regard s’accroche aux collages de papier, de toile ou aux inclusions de métal, de faïence ou de bois. Le regard circule sur la toile en même temps que l’esprit se met en marche. Des courbes délicates, de légers traits ou un agencement dans la composition accompagnent le regard vers un point inattendu du tableau. La poésie s’invite dans ce cheminement au travers de détails subtils : porte qui s’entrouvre, rouages qui ne s’engrènent plus, aiguilles détachées de leur axe. Les tableaux d’Eleme nous invitent à prendre le temps, à le laisser filer, et même à le perdre, car l’oeuvre d’art est un défi adressé au temps. »