Du crépuscule à la lumière : tempête, eau et architecture Nagino Maruyama, piano
Nagino MARUYAMA est décrite comme « une musicienne totale qui excelle dans tous les domaines, suscitant une fascination qui transcende les catégorisations ». À travers ses interprétations, Nagino a su captiver les publics du monde entier.
Régulièrement invitée dans de nombreux festivals et concerts prestigieux à travers le monde, parmi lesquels le Konzerthaus, le Carnegie Hall, la Salle Gaveau, l’Izumi Hall à Osaka, le Château de Versailles, le Festival de musique des œuvres pour piano d’Olivier Messiaen à Banyuls, le Festival Classissimo à Bruxelles, le 36e Festival Chopin à Paris, ou encore le Piano Fest Arad.
Ce programme réunit trois œuvres-maîtresses qui racontent, chacune à sa manière, la même histoire : celle d'un matériau musical transformé, sans cesse réinventé. Trois compositeurs, trois esthétiques, mais une même quête : repousser les limites du piano pour exprimer le drame classique, la poésie française, la rigueur germanique.
Avec la Sonate n°23 op. 57, « Appassionata » de Beethoven, le programme s’ouvre sur une œuvre de tension et de nécessité. Beethoven y pousse la forme sonate vers une intensité presque dramatique : le motif, réduit à quelques éléments essentiels, devient le moteur d’un discours qui semble constamment lutter contre lui-même.
Avec Ravel et Ondine, le monde bascule. La matière musicale n’est plus affrontée : elle devient insaisissable. Inspirée par la figure mythologique de la nymphe des eaux, Ondine fait du piano un instrument d’illusion.
Avec les Variations et Fugue sur un thème de Haendel op. 24 de Brahms., la transformation devient principe de construction. À partir d’un thème d’une grande simplicité, Brahms élabore vingt-cinq variations qui explorent successivement le rythme, l’harmonie, la texture, la virtuosité et l’expression, avant de conduire l’œuvre vers une fugue magistrale.