Description
Après des années à faire vibrer la Blues Highway en tant que membre du groupe de Mac Arnold, Max Hightower, emportant un coffre rempli de chansons originales, s’est installé dans le studio vintage BigTone de Big Jon Atkinson, à New Orleans. Il a enregistré là un mélange brut et sans filtre de funk de Nouvelle-Orléans et de blues sudiste, qui n’est rien d’autre que Nothin’ But the TRUTH, produit par Max et Big Jon. « Tu peux penser que tu maîtrises déjà un morceau, mais quand tu enregistres avec des musiciens au cœur de New Orleans, c’est comme essayer de diriger un fleuve : il vaut mieux lâcher prise et voir où le courant te porte », déclare Max à propos des sessions de l’album. Pour Max Hightower, tout a commencé avec une révélation nocturne et une vielle cassette défraichie de Muddy “Mississippi” Waters Live. À l’âge de douze ans en Caroline du Sud, il a découvert cette cassette de blues après avoir vu un live enflammé de Jimi Hendrix à la télévision – et depuis, tout a changé. Sans argent pour acheter une guitare neuve, sa grand-mère a récupéré son ancienne guitare Silvertone des années 1950. Elle a vite remarqué la frustration croissante de Max face aux cordes rouillées et tranchantes qui lui broient les doigts, et elle l’a surpris avec un harmonica à sa place. Ce petit harp à dix trous est devenu son passeport vers le cœur du blues – un instrument tellement proche de sa voix que chaque souffle semblait spirituel. À la mi-adolescence, Max jouait dans des bars enfumés, absorbant les leçons sur ce qu’il fallait faire (et surtout ce qu’il ne fallait pas faire) sur des scènes tumultueuses. En perfectionnant sa technique sur l’harmonica, le piano, la guitare, puis la voix, il a appris que l’harmoniste pouvait être considéré comme superflu s’il n’apportait pas quelque chose de plus à la formation. Il a donc évolué en multi-instrumentiste, auteur-compositeur et producteur, créant ainsi sa propre voie dans le genre qui l’avait captivé dès le début. Au fil des ans, Max a partagé la scène avec les légendes qui ont nourri sa passion musicale tels que Hubert Sumlin, Willie Smith, Bob Margolin, Bob Stroger, Eddie Shaw, Leon Everette, Steve Guyger, Kim Wilson et Bobby Rush. Bien qu’il ait été membre fondateur de Mac Arnold and Plate Full O’ Blues, le parcours de Max a toujours été celui de la recherche d’un groove brut et sans filtre — écrire, parcourir les routes et expérimenter en permanence. Son dernier projet est la preuve de cet esprit. Pressé d’enregistrer, il s’installe à BigTone Studio, où des machines à bobine, des micros RCA à ruban vintage et des amplis à tubes ont recueilli l’âme simple et sans artifice d’une formation en live. Accompagné du bassiste Steadman « Fleetwood » Williams Sr., du batteur Brandon Phelps et d’un line-up tournant de cuivres et pianistes locaux, Max a tout mis dans les sessions, enregistrant même les erreurs, comme le faisaient Muddy Waters et Johnny Winter dans le temps. Le résultat ? Nothin’ But the TRUTH est un trésor de chansons originales franches de funk du Sud, sans aucune complainte de rupture triste. Avec MoMojo Records derrière la sortie, Max avance avec une mission : garder le blues frais, sans peur et carrément amusant. Tout ramène à ce feu qu’il a senti à douze ans : un enfant qui écoute une vieille cassette, laissant la musique façonner son âme. Après des années de lumières de scène, de jams nocturnes et de kilomètres sur la route, il est revenu au cœur de tout cela : un blues honnête, enflammé, qui tape du pied et qu’il aime depuis le début.