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Amanat, La Forêt sacrée de Saodat Ismailova
expositionArles
18 août 2026au10 janvier 2027

Amanat, La Forêt sacrée de Saodat Ismailova

Publié par kim@vivop

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Description

L’exposition Amanat, La Forêt sacrée réunit un corpus d’œuvres récentes et anciennes de l’artiste et cinéaste ouzbèke Saodat Ismailova.

L’exposition Amanat, La Forêt sacrée réunit un corpus d’œuvres récentes et anciennes de l’artiste et cinéaste ouzbèke Saodat Ismailova, autour d’un film tourné à Arslanbob, l’une des plus vastes forêts de noyers au monde, au sud du Kirghizistan. À travers le cinéma, l’installation, les archives et le son, Ismailova explore les histoires culturelles et spirituelles de l’Asie centrale, en s’appuyant sur les mythes, traditions orales et rituels et expériences vécues. L’exposition se déploie à partir d’Arslanbob, envisagé à la fois comme un paysage vivant et un champ de récits, où écologies, croyances et mémoires sont indissociables.

La forêt tire son nom d’Arslanbob, un mystique qui, selon la légende, aurait erré pendant deux cents ans avec un noyau de datte sous la langue. D’après une légende locale, le vieillard l’aurait finalement confié à un enfant de sept ans, qui deviendra ensuite l’un des grands mystiques de l’Asie centrale du XIIe siècle, Ahmed Yasavi. La forêt toute entière serait née de cette graine. Selon des croyances locales, les noix qui y poussent posséderaient des propriétés hallucinogènes.

Le mot « amanat » provient de « amānah », qui se traduit par confiance en arabe et apparaît également en persan et dans les langues turciques. Dans ce contexte, il désigne un héritage que l’on ne possède pas, mais que l’on détient temporairement et que l’on doit protéger. Il renvoie à ce fragile passage de responsabilité entre les corps, les générations et les mondes.

Aujourd’hui, Arslanbob est à la fois une terre sacrée, une archive vivante, une ressource économique et un territoire disputé. Le lieu est façonné par la récolte des noix, l’exploitation forestière, le changement climatique et les revendications contradictoires entre préservation et utilisation. Le travail d’Ismailova ne sépare pas nature et culture, mais révèle leur entrelacement. Ses films oscillent entre documentaire, essai visuel et poétique, abordant la forêt comme un seuil où les réalités visibles et invisibles se rencontrent.

L’exposition met en lumière ces réflexions à travers des œuvres qui explorent les intersections entre des paysages physiques et mentaux. Parmi celles-ci, Swan Lake propose une vision tourmentée et onirique, évoquant la perception hallucinogène provoquée par les noix de la forêt. Le film mêle des images du cinéma centrasiatique, issues des décennies précédant et suivant l’effondrement de l’Union soviétique, avec des archives diffusées à la télévision soviétique, notamment des séances d’hypnose collective montrées en 1989.

Ces images reflètent un moment de profonde désorientation politique où les certitudes idéologiques se délitent. L’installation As We Fade transforme une seconde de film en un espace. Vingt-quatre panneaux de soie suspendus mettent en dialogue des images contemporaines de la montagne Sulaiman-Too avec des séquences de pèlerinage de 1929. The Haunted raconte l’histoire du tigre de Turan, retraçant sa disparition des paysages centrasiatiques et sa survie comme présence spectrale dans les mémoires, les récits et les rêves.

L’exposition constitue une méditation sur la transmission et la disparition. Dans la pratique d’Ismailova, le cinéma, le son et la sculpture ne sont pas de simples médias de représentation, mais de vifs moments d’attention. Son travail permet aux lieux de parler, aux histoires de persister et à des mondes fragiles de rester perceptibles.

Horaires de l'événement

Du 18/08 au 30/08 : tous les jours : 10:00-19:30 Du 31/08 au 04/10 : tous les jours : 10:00-19:00 Du 05/10 au 08/11 : les lundis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis, dimanches : 10:00-18:00 Du 11/11 au 10/01 : les mercredis, jeudis, vendredis, samedis, dimanches : 10:00-18:00

Lieu de l'événement

LUMA Arles 35 avenue victor hugo Arles

Arles

Google Maps
Carte de localisation de Amanat, La Forêt sacrée de Saodat Ismailova

Contact(s) & Réservations

Lieu : LUMA Arles
35 avenue victor hugo Arles
Réservation : https://luma.org/arles/programmation/amanat
Tarifs : Tarif plein : 15€ / Tarif réduit : 9€ / Gratuit pour les moins de 26 ans

Crédit(s)

source : Arles agenda
date dernière maj : 08-07-2026
credit photo : Saodat Ismailova, Amanat, arrêt sur image, 2026. Avec l'aimable autorisation de l'artiste.

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Cette demeure, décor de bon nombre de romans d'Alphonse Daudet, fut avant tout un lieu de calme et de repos pour l'auteur : “Maison bénie, que de fois je suis venu là, me reprendre à la nature, me guérir de Paris et de ses fièvres...”. Cette superbe bâtisse, composée d'une façade monumentale du XI Xe siècle accolée à un mas du XVII Ie siècle, était la demeure de la famille Ambroy qui accueillit l'auteur lors de ses séjours en Provence. Daudet y fît des passages réguliers avec son épouse Julia à partir de 1863, sur invitation de ses cousins. Devenu centre muséal dédié à l'histoire du village, le château de Montauban présente la préfiguration d'un vaste projet culturel dans lequel s'inscrit déjà l'exposition permanente sur les découvertes archéologiques médiévales du territoire, Exposition permanente : "Fontvieille, détour par le Moyen Âge"

Château de Montauban - Saison 2026
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Ajouté le 27 juin.

CHÂTEAU DEMONTAUBAN -SAISON 2026

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DU 1 JUINAU29 SEPTEMBRE 2026
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Venez découvrir deux expositions présentées dans le cadre des Rencontres d’Arles à l’abbaye de Montmajour. Cette année encore, l’Abbaye de Montmajour accueille deux expositions photographiques dans le cadre des Rencontres de la photographie d’Arles. Dans le réfectoire, le public est invité à découvrir l’exposition « Méditerranée, est-ce là que l’on habitait ? » de la photographe française Anne-Lise Broyer. À travers une approche sensible et poétique, l’artiste interroge les traces, les mémoires et les paysages méditerranéens. Dans la salle capitulaire, place à l’univers de la photographe Ayana V. Jackson avec son exposition « La bonne nouvelle n’est pas annoncée au sommet des montagnes mais dans les clairières ». Son travail propose une plongée puissante dans les récits, les représentations et les imaginaires historiques. Méditerranée, est-ce là que l’on habitait ? — Anne-Lise Broyer Connue pour ses photographies à forte dimension littéraire, Anne-Lise Broyer interroge ici la Méditerranée comme espace de mémoire, de géographie et d’imaginaire. À cette question ouverte, elle répond par un vaste ensemble d’images en gris sourd, où se confrontent constamment réalité et perception. La Méditerranée devient à la fois point de départ et ligne de fuite, mer de récits, de voyages et de mythes, une mer originelle autant que funèbre. Les horizons maritimes, presque abstraits, rythment la série et dialoguent avec des ruines anciennes et contemporaines. Partie de Carthage, l’artiste déploie un regard en errance, reliant des lieux chargés d’histoire et de strates culturelles : Alger, Beyrouth, Tipasa, Baalbek, Pompéi, Marseille ou encore Césarée. Dans ce mouvement oscillant entre douceur et brutalité, son travail tisse une forme d’élégie visuelle, reliant temporalités anciennes et contemporaines. Dans un contexte contemporain saturé de tensions, cette œuvre invite à la suspension et au retrait, à l’adoption d’une posture de veille. De cette position naît une force singulière : celle d’un regard ouvert sur l’indéterminé, le possible, et ce qui demeure en suspens. À travers son exposition, Anne-Lise Broyer propose une lecture sensible et poétique du bassin méditerranéen, en résonance avec les questionnements du projet : mémoire des territoires, circulations des récits et superpositions des temporalités. “Méditerranée, est-ce là que l’on habitait ?” s’inscrit dans la Saison Méditerranée portée par l’Institut Français, un programme qui met en lumière les regards contemporains portés sur cet espace à la fois géographique, historique et symbolique. La bonne nouvelle n’est pas annoncée au sommet des montagnes mais dans les clairières — Ayana V. Jackson Cette exposition de Ayana V. Jackson s’organise autour d’une idée fondatrice déjà inscrite dans son titre : quitter les sommets de l’histoire, là où s’imposent les récits des vainqueurs et où s’accumulent les traces de domination, pour se déplacer vers les clairières, des espaces ouverts où d’autres vies persistent, se développent et avancent obstinément vers leur propre émancipation. En entrant dans le réfectoire de l’Abbaye de Montmajour, vous découvrirez You Forgot to See Me Coming, une série de portraits équestres qui revisite des figures historiques et marginalisées : Mary Fields, Amelio Robles, les Adelitas de la révolution mexicaine, ou encore Selika Lazevski, écuyère noire ayant marqué la France du XIXe siècle. À partir de fragments d’archives, l’artiste se met en scène et réactive ces présences oubliées. Dans la série Hidden in Plain Sight (American Simulacrum), de nouvelles œuvres prolongent cette réflexion. L’artiste y apparaît vêtue de costumes ornés de symboles qui évoquent les croisements entre héritages africains, européens et autochtones dans les Amériques. Par cette incarnation, elle rend visibles des identités hybrides et des pratiques culturelles souvent invisibilisées pourtant pleinement actives dans ces « clairières » évoquées par le titre. Le motif du cheval, central dans cette série, porte lui-même une histoire de circulations et de transformations. Introduit en Amérique par la colonisation espagnole, mais nourri d’échanges plus anciens issus d’Al-Andalus, il a été réapproprié et transformé par les cultures autochtones et afrodescendantes. À l’opposé, Intimate Justice in the Stolen Moment adopte un ton plus intérieur et silencieux. L’artiste y représente des femmes noires dans des moments de repos, d’introspection et de légèreté. Un visuel absent des archives historiques, où ces vies ont souvent été réduites à la violence, à la servitude ou à leur mise en spectacle. À travers l’ensemble de l’exposition, Ayana V. Jackson ne cherche pas à combler les silences de l’histoire, mais à en ouvrir les archives. Elle fait affleurer le passé dans le présent, en proposant une autre lecture de la liberté, pas comme une conquête révolue, mais comme une revendication continue, toujours à défendre et à réaffirmer.

Les Rencontres de la photographie
Arles.
Ajouté le 17 juillet.

LES RENCONTRESDE LAPHOTOGRAPHIE

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DU 18 AOÛTAU4 OCTOBRE 2026
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« Dans les failles du territoire méditerranéen s’entrelacent des temps immémoriaux et une possibilité d’avenir, mais aussi une question : _Est-ce là que l’on habitait  ?_ L’interrogation à l’origine … « Dans les failles du territoire méditerranéen s’entrelacent des temps immémoriaux et une possibilité d’avenir, mais aussi une question : _Est-ce là que l’on habitait  ?_ L’interrogation à l’origine du projet au long cours d’Anne-Lise Broyer sous-tend une dimension géographique, historique et une mémoire secrète. Elle y répond par un vaste ensemble photographique d’un gris sourd qui confronte imaginaire et réalité  : portrait d’un espace en creux. La Méditerranée tient lieu de point de vue et de perspective. La photographe se tient au cœur d’une étendue retournée, depuis cette mer de récit, de voyage, cette mer originelle, mythologique, devenue linceul. Ses images d’horizons maritimes presque abstraits scandent les ruines anciennes et modernes. Partie de Carthage, elle déploie son regard singulier pour lire le paysage méditerranéen dans une errance et une latence, d’Alger à Beyrouth, de Tipasa à Baalbek, en passant par Pompéi, Marseille, Césarée… les noms s’égrènent avec leur puissance littéraire et légendaire. Dans un mouvement qui alterne douceur et brutalité, son chant photographique tresse avec la force de l’élégie les temporalités de ces lieux contemporains tout autant que rêvés, qu’elle replace dans le courant de la vie. Ce sont des visages de marbre ou de chair, ils sont la même humanité vivante, vibrante et figée  ; ce gris, est-ce de l’eau  ? Qui va et vient, qui recouvre la terre et s’éloigne, mouvement incessant du regard qui refuse de se fixer, dans un ressac. Le mouvement de l’onde est le même que celui des images dont la surface et celle de la mer reflètent notre mémoire enfouie et glissante. Cette époque saturée de tensions appelle la suspension et le retrait, elle invite à trouver une attitude, un poste de veille, de garde. Anne-Lise Broyer tire de cette posture une force, une puissance de possible et d’indéterminé. » Sally Bonn Publication : _Méditerranée. Est-ce là que l’on habitait ?_, delpire & co, 2026.

Anne-Lise Broyer - Méditerranée. Est-ce là que l’on habitait ? aux Rencontres d'Arles
Arles.
Ajouté le 21 mai.

ANNE-LISEBROYER -MÉDITERRANÉE.EST-CE LÀ QUEL’ON HABITAIT? AUXRENCONTRESD'ARLES

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DU 18 AOÛTAU4 OCTOBRE 2026
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Virginie ARENT, vit au Paradou. Elle est passionnée de dessin et d’arts plastiques depuis son enfance. Elle réalise des œuvres abstraites aux couleurs minérales, bleu-tées, ocres et sables. Elle cherche à établir un dialogue entre l’abstraction et le monde naturel. Elle utilise de la peinture à l’huile souvent diluée, qui lui permet de jouer sur la transparence et la texture, créant ainsi une interaction entre la matière et la lumière. Pascal THOUVENIN réalise également des peintures abstraites. Son œuvre allie à la fois maîtrise picturale, astuce des matières, accord parfait des coloris et intelligence de la composition. Il utilise des papiers chinois et japonais qu’il intègre à la toile, qu'il déchire selon son envie.

Exposition  :  Virginie ARENT et Pascal THOUVENIN« Lumières abstraites »
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EXPOSITION : VIRGINIE ARENTET PASCALTHOUVENIN« LUMIÈRESABSTRAITES »

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DU 16 SEPTEMBREAU30 SEPTEMBRE 2026
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