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Au sortir des Enfers, Orphée n’a pu s’empêcher de regarder si Eurydice le suivait bien. Au sortir des Enfers, Orphée n’a pu s’empêcher de regarder si Eurydice le suivait bien. Il en a été puni : la voila prisonnière du Tartare à jamais. Douze ans après L’Orfeo de Monteverdi, Stefano Landi raconte avec La Morte d’Orfeo la terrible fin de son héros. D’emblée, l’opéra a fait sien le mythe d’Orphée et d’Eurydice, qui allie deux enjeux essentiels : l’amour confronté à la mort, la lutte des humains contre les dieux. Ayant définitivement perdu Eurydice, Orphée renonce aux joies terrestres. Bacchus s’en offusque et le livre à la furie de ses Bacchantes. Orphée meurt déchiqueté. Riche de dix-huit personnages, La Morte d’Orfeo déploie tous les contrastes en clair-obscur du premier baroque : on frémit devant la rage de Bacchus et la cruauté de ses prêtresses, on s’émeut de l’oubli qui frappe le spectre d’Eurydice comme de la pitié de Jupiter, qui fera d’Orphée un demi-dieu. Dans la continuité de leurs récents concerts Monteverdi, Les Traversées Baroques, le Chœur de l’Opéra et Étienne Meyer accompagnent ainsi Orfeo jusqu’à l’Olympe. distribution Livret tiré d’un poème d’Ange Politien Direction musicale et chef de chœur Étienne Meyer Les Traversées Baroques Chœur de l’Opéra de Dijon Orfeo Valerio Contaldo Teti, Primo Euretto Capucine Keller Fato, Caronte Renaud Delaigue Ebro, Giove Jaromír Nosek Lincastro, Euridice, Secondo Euretto Dagmar Šašková Nisa, Fosforo, Terzo Euretto Madeleine Bazola-Minori Aurora, Calliope Fanny Lustaud Mercurio, Bacco Paulin Bündgen Apolline, Ireno Vincent Bouchot Furore, Fileno François-Nicolas Geslot





