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Dans le plus simple appareil. 200 ans de photographies de nus
activitéParis 13e
6 avril 2027au18 juillet 2027

Dans le plus simple appareil. 200 ans de photographies de nus

Publié par melie@vivop

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Description

Deux cents ans de photographies de nus

Dans le plus simple appareil
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200 ans de photographies de nus

Une exposition de la Bibliothèque nationale de France
Commissariat : Flora Triebel, conservatrice en charge de la collection de photographies du XIXe siècle au département des Estampes et de la photographie, BnF
Conseil scientifique : Sylvie Aubenas, conservatrice générale, directrice du département des Estampes et de la photographie, BnF
Co-commissariat : Héloïse Conésa, cheffe du service de la photographie, conservatrice en chef chargée de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la photographie, BnF

Le nu est, depuis les origines de la photographie, l'un de ses sujets les plus pratiqués, les plus censurés et les plus discutés. Presque tous les grands photographes s'y sont essayés - Félix Nadar, Man Ray, Brassaï, André Kertész, Germaine Krull, Edward Weston, Willy Ronis, Helmut Newton, Robert Mapplethorpe, Diane Arbus... Aucun autre genre ne révèle avec une telle intensité ce que chaque époque désire, tolère, interdit. À l'occasion du Bicentenaire de la photographie, la BnF propose une traversée de deux siècles à travers deux cents œuvres, des premiers daguerréotypes réalisés à Paris jusqu'aux épreuves d'aujourd'hui.

Le choc de la photographie
Dès son apparition, la photographie hérite d’une longue tradition artistique - et la bouscule. Car le nu photographique n’est pas le nu peint et sculpté : il enregistre un corps réel, identifiable, quand la peinture ne donne à voir qu’une figure idéalisée. La photographie n’invente pas le scandale du nu, mais elle lui ôte son alibi. Les daguerréotypes d’Auguste Belloc, Bruno Braquehais ou Louis Jules Duboscq, présentés au début du parcours, rendent sensible cette rupture : sous les conventions de la pose académique, le corps impose sa présence, qui résiste à toute sublimation. Cette tension ne cesse de se renouveler - la façon de cadrer, d’éclairer, de faire poser, les canons qui s’imposent puis s’effacent, autant de questions que chaque génération de photographes rouvre et rejoue à sa façon.

Sous le manteau
Les premières décennies de la photographie sont d’emblée traversées par des usages équivoques. Certains photographes commercialisent des images clandestinement, au risque d’être poursuivis pour outrage aux bonnes mœurs. Félix Moulin ou Auguste Belloc, dont l’exposition présente plusieurs tirages, en font l’expérience. Quelques épreuves de cette époque portent encore, collées à même le tirage, les étiquettes de restriction d’exposition en vitrine. Les mêmes images circulaient comme modèles académiques pour les Beaux-Arts, et étaient achetées pour d’autres usages, d’autres regards. La frontière a toujours été poreuse.
Quelques décennies plus tard, les conditions ont changé, sans que les résistances pour autant disparaissent. La luxueuse revue Camera Work publie dans les années 1900 des nus d’Edward Steichen, mais aussi de femmes photographes, Alice Boughton et Annie Brigman. Les livres de nus entrent dans le circuit éditorial légitime, tel Etudes de nu, par Germaine Krull en 1931, des revues circulent librement, des expositions institutionnalisent le genre. En 1933, le premier salon international du nu photographique organisé à Paris par Daniel Masclet réunit notamment Man Ray, Laure Albin-Guillot, František Drtikol : le nu est reconnu comme sujet artistique à part entière. Les tabous ne s’effacent pas, ils se déplacent.

Corps et corpus inédits
L’exposition suit un fil chronologique, mais s’attarde à chaque époque sur plusieurs facettes du sujet. L’une des plus décisives est celle des modèles et de leur identification : Marie-Christine Roux, figure de la bohème parisienne photographiée par Félix Moulin et par Félix Nadar ; la belle Antonia, dont le visage traverse plusieurs studios ; la trépidante Clara Ward ; Émilienne Bouillon, photographiée à l’autochrome par Robert Demachy ; Assia, muse de l’entre-deux-guerres. Pour quelques-unes de ces femmes, portraits habillées et vues nues sont présentés côte à côte, restituant une existence que l’anonymat voulu de ces images avait effacé.

Le parcours fait leur place aux photographes qui ont constitué le canon moderne du nu, Brassaï, Man Ray, Edward Weston, André Kertész, et à ceux qui ont travaillé dans leur sillage en l’infléchissant, Bill Brandt, Ralph Gibson ou John Coplans. Mais il s’ouvre aussi à des registres moins attendus : la mode et la publicité, qui ont fait du nu, notamment à travers l’objectif de Helmut Newton, un instrument de séduction commerciale ; le documentaire et les images de nudistes, où le corps désexualisé devient sujet social ; les photographies intimes, d’Henri de Toulouse-Lautrec plongeant nu dans le bassin d’Arcachon à Raoul Hausmann sur la plage, aux images secrètes que Pierre Louÿs consacre à Marie de Régnier. Une large place est faite enfin à la pratique des femmes photographes : Laure Albin-Guillot, Rogi André, Germaine Krull dans l’entre-deux-guerres ; Sarah Moon, Elizabeth Lennard et de nombreuses autres dans les décennies suivantes.
Le nu masculin traverse l’exposition comme un fil à part. Présent dès les premiers daguerréotypes, il est cependant moins sujet à l’ambiguïté que le nu féminin, produit en bien plus grand nombre. C’est à la fin du XIXe siècle, avec Wilhelm von Gloeden et Guglielmo Plüschow photographiant les jeunes hommes de Taormine, que s’affirme une érotisation assumée, encore enveloppée de références à l’Antiquité. Avec Robert Mapplethorpe, un siècle plus tard, toute médiation tombe : le nu masculin érotisé devient l’expression d’une culture gay qui se revendique et se représente.

Du daguerréotype à l’intelligence artificielle
Deux cents ans de nu en deux cents photographies : des premiers daguerréotypes jusqu’aux images générées par intelligence artificielle, des négatifs retouchés, des tirages coloriés à la main, des albums intimes, des revues de charme, des calendriers, des cartes postales. L’exposition donne à voir l’extraordinaire diversité d’objets que deux siècles de photographie ont produits autour du nu, et les publics très différents auxquels ils s’adressaient. Le daguerréotype stéréoscopique, parfois rehaussé de couleur, voisine avec les luxueuses planches de Camera Work qui elles-mêmes côtoient les épreuves grattées et retouchées, pour effacer là la pilosité, ici resserrer la taille.
Deux siècles de photographies de nus, c’est deux siècles d’invention de dispositifs, de techniques, de procédés pour montrer et pour cacher, pour légitimer et pour subvertir. Là où les pionniers provoquaient le choc du corps réel, certains photographes d’aujourd’hui se confrontent à des corps très loin des stéréotypes de la beauté, voire fabriquent des corps qui n’ont jamais existé - et qui n’en héritent pas moins de tout ce qui précède.

Horaires de l'événement

Du 06/04 au 30/04 : les mardis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis : 10:00-19:00 Du 11/04 au 18/07 : les dimanches : 13:00-19:00 Du 04/05 au 12/05 : les mardis, mercredis, vendredis : 10:00-19:00 Du 13/05 au 13/07 : les mardis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis : 10:00-19:00 Du 15/07 au 17/07 : les jeudis, vendredis, samedis : 10:00-19:00

Lieu de l'événement

Bibliothèque nationale de France - site François Mitterrand quai françois mauriac

Paris 13e

Google Maps

Contact(s) & Réservations

Lieu : Bibliothèque nationale de France - site François Mitterrand
quai françois mauriac
Tarifs : Tarifs :
- Plein tarif : 10€
- Tarif réduit : 8€

Conditions des tarifs réduits et de gratuité sur : https://www.bnf.fr/fr/tarifs-dacces-aux-bibliotheques-et-loffre-culturelle#bnf-offre-culturelle

Crédit(s)

source : OpenAgenda
date dernière maj : 03-07-2026
credit photo : Auguste Belloc, Etude de nu, vers 1855, tirage sur papier salé, 15 x 20 cm, département des Estampes et de la photographie, BnF

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Aperçu de la description

Installation de céramiques sérigraphiées Simon Leumaire, dit SIM, est un artiste plasticien basé à Rouen. Formé aux Beaux-Arts, il développe une pratique plurielle nourrie par le graffiti, la peinture l’illustration et le texte. Son travail repose sur le dessin comme langage fondamental. Il explore notamment l’illustration au dot (dessin au point), le travail du trait, la copie d’œuvres, ainsi que la peinture en lettres. Jean-Marc Fondimare et Gérard Réquillard sont installés en Bretagne à Audierne dans l’atelier TER. Ils sont membres d’Ateliers d’Art de France. Formés à la céramique et aux techniques du plâtre, ils développent un travail exigeant autour de la forme, du volume et du transfert d’images sur céramique. Pour Jardins ouverts, ils présenteront ENTOMA, un projet à six mains original né de la rencontre entre le dessin et la céramique, le geste graphique et la matière minérale. L’installation sera composée de trois panneaux de carreaux de céramique sérigraphiés, représentant des insectes dessinés par SIM avec une grande finesse soulignant leur beauté discrète ainsi que leur rôle essentiel dans l’équilibre du vivant et la préservation de la biodiversité. Plus d'infos : [https://jardinsouverts-entoma.fr](https://jardinsouverts-entoma.fr)

ENTOMA, installation artistique
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Ajouté le 10 juin

ENTOMA,INSTALLATIONARTISTIQUE

DU 23 JUILLETAU30 AOÛT 2026
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Découvrez la programmation artistique et culturelle du Cyclop pour cette année 2026 ! La programmation artistique élaborée pour la saison 2026 au Cyclop ouvre la voie à des questions sur la fragilité de la liberté d’expression, sa force contestataire autant que son illusoire universalité. À travers des moyens d’expression variés — numérique, dessin monumental, performance, vidéo et musique —, les artistes convié.e.s tissent un dialogue sensible entre résistance, création et censure. Léna Turist, tout juste diplômée de l’ESAAIX, invite le public à confectionner des drapeaux, tels des fragments textiles d’identités plurielles, portés ensuite lors d’une performance collective. Ces étendards, cousus de voix et de mains, déplacent la question de l’expression vers le faire-ensemble, là où la liberté devient une expérience partagée, éphémère mais vibrante. Pour initier ces manifestations performatives, Léna Turist s’appuiera sur une série d’ateliers destinée à tous les âges et emmènera les publics défiler dans la ville de Milly-la-Forêt et au Cyclop. Le collectif russe Куда Бегут Собаки (Où courent les chiens), figure de l’art numérique contemporain, poursuit cette réflexion au moyen d’œuvres immersives qui détournent les outils technologiques du contrôle pour en faire des instruments d’émancipation. Leurs installations s’inspirent des méthodes de surveillance et cherchent les frontières invisibles du discours libre dans un monde saturé d’algorithmes et de pouvoir politique. Leur univers poétique et critique évoque un territoire où la liberté ne peut exister qu’à travers le code, le pixel et la fiction. Natalia Grekhova, Olga Inozemtseva et Alexey Korzukhin se sont aujourd’hui exilés à Ljubljana en Slovénie, positionnés ouvertement contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie, contre les répressions politiques en Russie et le nationalisme sous toutes ses formes. La projection du film Un rêve plus long que la nuit de Niki de Saint Phalle prolonge cette réflexion dans une dimension mythologique et féministe : l’artiste y affronte la violence du monde à travers une poésie visuelle qui fait de l’imaginaire un refuge contre la domination. Le Cyclop s’associe au Ciné-Club de l’association Sismique de Milly-la-Forêt pour promouvoir cette œuvre de 1976, remasterisée en 2025, dont le décor n’est autre que Le Cyclop et les villages environnants. Une projection-débat est prévue en avril 2026 dans le nouveau cinéma classé Art & Essai de Milly-la-Forêt. Quentin Spohn déploie sur d’immenses bâches ses dessins minutieux et enivrés de symboles. Entre caricature et fresque, ses compositions mettent en scène les tensions entre idéaux collectifs et dérives autoritaires. Son geste graphique, quasi obsessionnel, devient acte de résistance, une tentative de redonner au dessin la puissance politique de la fresque murale. C’est l’Hommage à Mai 68 de Larry Rivers, pièce explicitement politique dans Le Cyclop, qui l’a inspiré. Un hommage à l’hommage qui s’adapte à nos questionnements contemporains, sur les dérives d’une gouvernance de plus en plus autoritaire, les manifestations d’aujourd’hui plus nombreuses mais qui ne sont plus entendues. L’œuvre d’Anchan, artiste slovaque et personnalité importante du féminisme et du queer post-soviétique, introduit une parole intime et politique. Ses projections explorent les marges, les corps en résistance et les identités minorées, rappelant que la liberté d’expression demeure un combat constant contre l’effacement. Aujourd’hui iel s’est exilé.e en République tchèque, car le régime slovaque ne lui permet plus de s’exprimer comme iel le souhaite. Enfin, la performance sonore lumineuse avec Nina Garcia, armée de sa guitare électrique, et vers laquelle convergent une lumière claquante pensée par Christophe Cardoen, un jeu de tap dance sur métal et miroirs d’Anna Gaïotti, un drum de batterie de Romain Simon, une ingéniosité son et lumière encadrée par Etienne Foyer, clôt cette traversée par un cri d’énergie brute. Ses sons saturés, improvisés, deviennent la métaphore d’une parole qui refuse le silence, d’un geste artistique qui se débat dans le bruit du monde. L’art peut permettre aux gens de se reconnecter avec eux-mêmes, de se concentrer, de continuer à utiliser leur propre imagination, de stimuler leur pensée. Entre images, sons et gestes, cette programmation pose une question sans réponse définitive : La liberté d’expression existe-t-elle vraiment ou n’est-elle qu’un mirage que l’art s’efforce inlassablement de poursuivre ?

Liberté, une chimère ?
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LIBERTÉ, UNECHIMÈRE ?

DU 22 JUILLETAU1 NOVEMBRE 2026
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Visite guidée avec une conférencière spécialiste de l'histoire des jardins et de l'Art déco. Un jardin Art Déco en cœur de village. C’est une coquetterie insolite et rare en Ile-de-France. Le jardin évoque l’architecture de la Méditerranée qui a inspiré les artistes des années 1930. C’est la célèbre époque de l’Art Déco pendant laquelle les sciences révolutionnent la société. En 1927, Henri Boussard négociant en vin et mécène de nombreux artistes et écrivains, fait appel à un architecte renommé, Joseph Marrast, depuis sa participation remarquée à l’exposition des Arts décoratifs de Paris. Ainsi le jardin ne doit-il rien au classicisme ni aux parcs à l’anglaise. De part et d’autre d’un chemin d’eau, dialoguent la nouveauté du béton et la tradition des mosaïques, le rouge des briques et le vert des buis, les lignes pures et le naturel du sous bois. Le parc Boussard est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Découverte d'un jardin art déco
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Séance de cinéma en plein air avec Cinessonne Le ciné sous les étoiles revient à Lardy ! Toujours avec Bertrand,projectionniste-animateur-cinéphile passionné et passionnant de Cinessonne. Chaises, transats, plaids, coussins : équipez-vous et installez-vous bien confortablement dans l'herbe pour profiter de la projection. Rien de tel qu'un bon film en plein air pour amorcer la rentrée sereinement ! INFOS Vendredi 28 août 21h30 Parc de l'Hôtel de Ville Tarif unique sur place : 4€ (chèque ou espèces)

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