10 marchés10 spectacles9 événements6 activités4 expositions3 sport
mardi 1 décembre
Dans un monde saturé d’images où chaque instant peut être capté, partagé et oublié en quelques secondes, il est difficile d’imaginer l’étrangeté radicale que représente la photographie à ses débuts. …
Dans un monde saturé d’images où chaque instant peut être capté, partagé et oublié en quelques secondes, il est difficile d’imaginer l’étrangeté radicale que représente la photographie à ses débuts. Lorsque le daguerréotype est présenté en 1839, il bouleverse profondément le rapport des individus au temps.
En figeant un instant, la photographie inaugure une nouvelle expérience temporelle. L’instantanéité devient tangible, le passé devient visible, les disparus demeurent présents. Elle offre à chacun un pouvoir de retenir ce qui, jusque-là, échappait à toute saisie : les transformations des villes, les visages des proches, les détails fugaces de la vie quotidienne. Ainsi, comme l’a montré Roland Barthes, toute photographie se lit à travers la formule mélancolique du « ça-a-été », affirmation irrévocable d’un instant à jamais révolu, mais encore perceptible.
À l’occasion du bicentenaire de la photographie, l’exposition " L'empreinte du temps. Photographier les êtres et les villes au XIXe siècle " initie, à travers les collections patrimoniales bisontines, une réflexion sur cette histoire complexe et sensible du rapport de la photographie au temps et à la mémoire.
Besançon
Ajouté le 22 mai
AU
DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT
Loin des créatures hybrides et inquiétantes, voire monstrueuses, de nos récits anciens, l’exposition Chimères propose un autre regard sur la vie. Ici, l’hybridation des mondes humain, végétal, animal et minéral devient le symbole d’une alliance fertile. En explorant la porosité de ces règnes, les œuvres révèlent une humanité qui ne saurait être une entité refermée sur elle-même, mais un être de relation, façonné par ses échanges avec son environnement.
Conçue dans le prolongement de l’exposition de Nina Laisné, Chimères, qui est composée d’œuvres de la collection du Frac, s’ouvre par un dialogue organique entre Anastasia Simonin et Kazuo Yagi Marsden dont le travail explore la perméabilité sensorielle. Dans leur double autoportrait Hum, le noyer et l’étain se conjuguent pour figurer deux unités neuronales géantes dont les ramifications, à la fois dendrites nerveuses et branches végétales, cherchent la connexion. Cette fusion entre biologie humaine et structure ligneuse nous rappelle que nos corps, tout comme nos cerveaux, sont traversés par les mêmes forces que celles qui irriguent la forêt.
L’exploration de l’identité se déploie également dans la ronde de chimères orchestrée par Annette Messager. Fidèle à sa pratique du « bricolage » — où elle assemble photographies, peluches, dessins et tissus — l’artiste donne vie ici à des entités hybrides flottant entre rêve et réalité. Au cœur de cette chorégraphie, l’œil humain demeure omniprésent et ces organismes singuliers nous observent autant que nous les découvrons. Arborant des nageoires ou des attributs aériens, ils participent à une parade qui achève de dissoudre la hiérarchie des espèces.
Ce prolongement du vivant trouve un écho minéral dans le travail de Julien Discrit, qui sonde la mémoire immuable de la pierre. Sa sculpture immortalise un geste de préhension archaïque : une main se referme sur une roche jusqu’à devenir également pierre. L’œuvre fige l’instant où l’organique et le minéral s’unissent, créant un fossile artificiel où la fugacité de la vie humaine s’inscrit dans le temps long de la géologie.
À la solidité minérale de l’œuvre précédente répond, chez Patrick Neu, une autre forme de fossilisation, plus fragile et paradoxale. En détournant un gantelet d’armure, qu’il façonne à partir de milliers d’ailes d’abeilles, il transmute l’acier en une parure chamanique d’une délicatesse absolue. Ce gantelet ne protège plus le guerrier, il expose la vulnérabilité de l’insecte dont notre propre survie dépend, mettant ainsi en tension notre « armure » technologique et la menace écologique.
L’exposition s’achève avec Lois Weinberger, dont l’œuvre entière célèbre la puissance de la « végétation rudérale » — ces plantes sauvages et indomptables qui germent dans les interstices de nos villes et qui ne connaissent pas de frontières. Ici, l’artiste révèle la fragilité intrinsèque du végétal en découpant méticuleusement une feuille d’arbre jusqu’à y faire apparaître la silhouette d’un crâne humain. Il met ainsi à nu une anatomie partagée. Ce memento mori végétal, où la nervure devient suture crânienne, nous rappelle que l’humain appartient au même cycle biologique que la plante la plus humble.
Avec des œuvres où nos visages s’entrelacent aux racines ou aux feuilles, nos mains à la pierre, nos armures aux ailes des insectes, cette exposition entend briser l’illusion d’une humanité isolée. Chacune nous rappelle que nous habitons un monde de continuités et que nous sommes une mosaïque biologique, mêlant les dimensions minérale, végétale et animale : un mélange de chimie inorganique, de mécanismes cellulaires partagés et d’une architecture biologique spécifique. En somme, une invitation à reconnaître que nous sommes à nous-mêmes des chimères.
Avec les œuvres de : Julien Discrit, Annette Messager, Patrick Neu, Anastasia Simonin et Kazuo Yagi Marsden, et Lois Weinberger.
commissariat :
Sylvie Zavatta, directrice du Frac
Besançon
Ajouté le 12 août
AU
DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT
Le travail de Stéphanie Saadé relève d’une poétique de la suggestion, où le signe se fait discret, presque évanescent. L’artiste nous livre des indices que, tels des archéologues, nous devons déchiffrer, confrontés à la sédimentation d’une histoire personnelle qui rejoint l’universel : une mémoire à la fois intime et collective.
Portrait d’un lac se déploie dans l’espace comme une voile suspendue ou une tente protectrice abritant en son sein une cartographie agrandie du Liban datant de 1938. Au cœur de cette toile étanche, l’artiste a ménagé une portion poreuse, en lieu et place du lac de Yammouné. Ici, l’archive s’affranchit de son hiératisme pour s’animer au rythme d’une activation quotidienne consistant à y verser de l’eau avec constance, soin et précaution.
Le liquide vient ainsi saturer la fibre et perler au sol pour dessiner une flaque dont les contours épousent ceux du lac réel. Loin de se limiter à la représentation de cette nappe d’eau, ce processus en convoque le cycle vital : celui d’une étendue qui s’emplit à la fonte des neiges pour s’évaporer sous la brûlure du soleil. C’est, en quelque sorte, un autoportrait que le lac réalise lui-même, utilisant sa propre matière pour affirmer sa présence tout en soulignant sa fragilité, voire sa possible disparition.
Au-delà de l’observation géographique, l’œuvre sonde les fractures tectoniques et politiques. Le lac de Yammouné se situe sur la faille du Levant, une immense déchirure née du glissement des plaques, qui traverse la Jordanie, la Palestine, Israël, la Syrie et la Turquie. La tension des cordes de chanvre qui maintiennent la toile évoque de façon saisissante les forces souterraines, responsables autant des secousses de la terre que des séismes géopolitiques historiques dont notre actualité est le prolongement douloureux. Portrait d’un lac est, au fond, un rituel de soin autant qu’un acte de mémoire.
La démarche de Stéphanie Saadé se fonde sur ce qu’elle nomme une « géométrie de la distance », un processus de traduction où les trajectoires personnelles se transmuent en formes plastiques. Née durant la guerre civile libanaise, l’artiste interroge la fragmentation comme un état constitutif de l’être. Elle saisit des objets familiers, des documents de voyage, des archives ou des souvenirs d’enfance, qu’elle soumet à des mutations physiques — soudage, recouvrement à la feuille d’or, érosion — pour en révéler l’obsolescence ou, au contraire, la persistance.
Sylvie Zavatta, directrice du Frac
Besançon
Ajouté le 12 août
AU
DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT
L’exposition présentée au Frac participe d’un triptyque dont les deux autres volets sont présentés au Frac Bretagne (Rennes) et au Centre d’art Le Lait (Albi). L’ensemble propose d’explorer la manière dont la chorégraphe Lucinda Childs a interrogé les pratiques qui ont façonné la danse postmoderne à la croisée du pop art et du minimalisme, tout en soulignant le rôle central de l'expérience incarnée dans la transformation des arts dans les années 1960 à 2000.
À partir de 1979, la chorégraphe Lucinda Childs crée des œuvres d’envergure pour le dispositif théâtral dont certaines, comme Dance ou Available Light, sont devenues des œuvres de référence de la danse minimale. Les procédés qu’elle déployait jusque-là dans des espaces alternatifs sont transposés sur scène afin d’interroger ce genre canonique de la danse occidentale qu’est le ballet et la manière dont il transforme la danseuse ou le danseur en image. Cette réflexion, qui coïncide avec l’émergence à New York de la Pictures Generation et de la critique institutionnelle, aborde la visibilité qu’acquiert le corps sur scène de manière ambivalente : elle sublime mais unifie, intensifie mais épuise, concentre mais restreint, éclaire mais éblouit. À travers une installation inédite associant fresque vidéo, dessins, partitions et maquettes, Lucinda Childs — une subversion du cadre expose les méthodes qui ont permis à la chorégraphe de questionner les conventions de la danse scénique en collaboration avec des compositrices et compositeurs (Philip Glass, Jon Gibson, John Adams, Elizabeth Swados, Iannis Xenakis), des artistes (Sol LeWitt, Robert Mapplethorpe, Nan Hoover), des scénographes (Robert Wilson), des architectes (Frank Gehry) et les interprètes de sa compagnie.
Lou Forster, commissaire de l’exposition
Exposition produite par le Frac Bretagne, le Frac Franche-Comté, le centre d'art Le Lait en collaboration avec le CN D, Centre national de la danse.
Besançon
Ajouté le 12 août
AU
DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT
Le Frac Franche-Comté consacre une première exposition monographique d’envergure à Nina Laisné dont l’œuvre transdisciplinaire se déploie dans le champ des arts visuels, de la musique, du spectacle vivant et du cinéma.
Si Nina Laisné est aujourd’hui reconnue pour ses créations scéniques marquantes, elle poursuit parallèlement une œuvre majeure dans le champ des arts visuels dont témoignent les pièces conservées par le Frac et l’exposition présentée aujourd’hui où figurent de nombreuses créations inédites.
Chez Nina Laisné, les œuvres scéniques et les œuvres plastiques sont intrinsèquement liées : elle y célèbre également les métamorphoses, les identités hybrides et les confluences musicales. L’artiste insuffle à ses productions plastiques une esthétique théâtrale, tandis qu’elle imagine pour la scène des compositions picturales. La porosité est telle que l’on retrouve au cœur de l’exposition l’œuvre monumentale Arca ostinata conçue avec le musicien Daniel Zapico : « un théorbe qui se rêve édifice (…) orné de bestiaires fantastiques, de chimères et d’oiseaux empruntés à l’ornementation baroque ».
Dans un mouvement de va-et-vient permanent, les recherches plastiques nourrissent ainsi les performances scéniques et inversement. Le dialogue entre image, musique et chant est omniprésent, irrigué par des traditions populaires, des récits oraux ou des fables concernant des êtres au genre fluide ou en voie de mutation animale. Ces figures ambiguës, dont l’ancestralité est ici mise en lumière, rejoignent des préoccupations très actuelles relatives à l’identité et à la visibilité des minorités.
La démarche de Nina Laisné s’enracine dans une archéologie rigoureuse de l’archive : partitions oubliées du XVIIe siècle, récits de la période coloniale, iconographies marginales et folklores ruraux. Elle s’emploie à dévoiler les failles des représentations et discours officiels et hégémoniques pour construire des contre-récits. Ainsi, dans les installations Na maré cheia, là no meio da mata, Na maré baixa, surge a resistência (2026) et Portulanos virados (2026), elle révèle l’histoire d’une exploitation à la fois ethnocide et écocide au Brésil : celle du bois de Pernambouc, pillé dès le XVIe siècle par les colons français pour ses qualités tinctoriales et la fabrication d’archets. Ailleurs, elle explore avec l’autrice Célia Houdart les multiples récits ibériques autour de la « femme-ours » (A Mulher ursa, 2024-2026), interrogeant notre rapport à l’altérité.
Ses recherches, qui s’étendent souvent sur plusieurs années, se métamorphosent en propositions immersives d’une grande puissance poétique. Le visiteur est baigné dans un univers visuel hanté par la peinture de la Renaissance, où la lumière – traitée par le prisme des ultraviolets dans Frati uccelli (2023) – révèle ce que l’œil nu ne peut percevoir. La musique et le chant, issus des répertoires ibérique, vénézuélien, brésilien ou encore italien, constituent la matière première et vibrante de chaque pièce. Ils deviennent ici l'outil d'une tentative de réparation symbolique, redonnant corps et voix aux invisibilisés.
Intitulée un monde renversé d’après un livret baroque du compositeur Estienne Moulinié, cette exposition embrasse plus de dix années de création : des premiers essais vidéographiques aux installations les plus récentes qui habitent l’espace architectural du Frac avec une force singulière et une beauté troublante.
Sylvie Zavatta
Besançon
Ajouté le 31 octobre
AU
DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT
Mardi au jeudi de 7h à14h, vend et sam de 7h à 18h30, dim de 8h à 13h
Besançon
Ajouté le 20 juin
AU
DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT
Mardi au jeudi de 7h à14h, vend et sam de 7h à 18h30, dim de 8h à 13h
Besançon
Ajouté le 14 octobre
AU
DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT
Venez déguster une raclette à bord de notre calèche et découvrez le bord de Saône au rythme du pas de nos chevaux Comtois lors d'une balade de plus de 2h.
Autres menus disponibles (choucroute, couscous, plateau froid l'été, ...).
Découvrez l'écluse et le village de Rupt-sur-Saône surplombé par le château, ainsi que le tunnel de St Albin.
Repas préparé par Le Bistrot des Frangines à Scey-sur-Saône et d'autres entreprises locales.
Tous les jours de l'année.
Sur réservation uniquement.
Chantes
Ajouté le 12 février
AU
DÉCOUVRIR L'ÉVÉNEMENT
Traitiéfontaine
AGENDA COMPLET
+ 34 ÉVÉNEMENTS
Retrouvez toutes les sorties et animations à Traitiéfontaine dans l'application Vivop.
Questions Fréquentes — Traitiéfontaine décembre 2026
L'essentiel sur l'agenda des sorties en décembre 2026 à Traitiéfontaine
Que faire à Traitiéfontaine ce mois ? ou aux alentours
42 événements sont programmés à Traitiéfontaine ou aux alentours en décembre 2026 : marchés, spectacles, événements. L'agenda est mis à jour en temps réel sur l'application Vivop.
Où trouver l'agenda d'aujourd'hui et des prochains jours de Traitiéfontaine ?
Pour publier une activité ou animation à Traitiéfontaine, téléchargez l'application mobile gratuite Vivop sur Google Play ou l'App Store, puis ajoutez votre publication (affiche, horaires, description) en quelques secondes.
Disponible aussi sur mobile
Téléchargez l'application VIVOP gratuitement et ne manquez aucun événement près de chez vous.