Aperçu de la description
par Dominique Vialard - historien des fortifications De façon à présenter les fortifications de Savoie, et plus précisément celles développées en Haute-Tarentaise pour contrôler le col du Petit Saint-Bernard, nous évoquerons en fil conducteur l’évolution technique de l’artillerie (1858 l’artillerie rayée, 1885 la crise de l’obus-torpille) qui imposera aux ingénieurs militaires des adaptations nécessaires pour garder les forts opérationnels. Le contexte historique est important avec la grande fluctuation des relations franco-italiennes et les dates emblématiques des XI Xe et XXe siècles : 1860, 1870, 1882, 1890, 1915, 1922 et 1945. Pour aborder les fortifications des ducs de Savoie, nous évoquerons l’extraordinaire forteresse de Montmélian qui restera durant plusieurs siècles la porte incontournable de la Tarentaise et de la Maurienne. Nous évoquerons le grand siège emblématique de 1691 et la fin tragique de la grande place forte savoyarde. Nous étudierons le système défensif établi par le général Séré de Rivières de 1874 à 1914 en Savoie. Ce fut d’abord la construction de plusieurs forts autour d’Albertville et d’Aiton afin de contrôler le débouché des deux grandes vallées savoyardes. Nous observerons que la région de Bourg-Saint-Maurice ne sera fortifiée qu’à partir de 1890 avec la nouvelle politique de défense des frontières et la création des troupes alpines. Dans les années entre 1935 à 1940, nous noterons qu’un solide barrage sera développé en travers de la vallée au niveau des torrents du Versoyen et du Reclus. C’est sur cette position de résistance que les Italiens seront bloqués fin juin 40. Enfin, nous préciserons qu’après 1945 l’ouvrage Maginot de la Cave à Canons sera agrandi dans le cadre de la Guerre froide. De nos jours, ces fortifications sont devenues des sites mémoriels avec d’intéressantes visites du patrimoine local, comme l’emblématique batterie de Vulmix animée par une association dynamique.









