Aperçu de la description
Deux horizons, deux générations, et le murmure d’une mémoire commune. De la rencontre entre Tony Baghlali et Mélissa Fournier ont affleuré d’étonnantes correspondances, des éclats de souvenirs et des histoires partagées, nés d’un même terreau social. À travers l’exposition Sans Patates, leurs œuvres explorent ces fils invisibles qui nous façonnent : tout ce que nos décors intimes, nos gestes quotidiens et nos trajectoires familiales déposent en nous. Ce que l’on reçoit sans l’avoir choisi, ce que l’on conserve et ce que l’on transforme, parfois à notre insu. Au cœur de ce dialogue bat la transmission — celle qui relie les générations, les territoires et les histoires, du Nord de la France à l’Algérie, d’une enfance à une autre, d’une mère à ses enfants. Une transmission faite de présences et d’absences, de paroles transmises comme de non-dits, de souvenirs précis comme de sensations diffuses, parfois cristallisées dans un objet, une image, un geste ou une saveur. Tissée des voix maternelles et de leurs univers plastiques respectifs, l’exposition transforme cette matière intime en un espace de rencontre collectif, entre le vécu et l’imaginaire à venir. Dans Sans Patates, transmettre ne signifie pas simplement conserver. C’est déplacer, détourner, réinterpréter. Ce qui nous est confié se métamorphose en passant entre nos mains. La mémoire devient alors une matière vivante : loin de se figer dans le passé, elle cherche ce qu’elle peut encore produire au présent. Vernissage jeudi 8 octobre dès 18h








