Aperçu de la description
Pour cette troisième édition, le festival « Jules Roy, Rostropovitch, Gainsbourg et nous » la Maison Jules-Roy s’affirme comme un lieu dédié à la création littéraire. Au cœur de cette programmation, la correspondance bouleversante entre Jules Roy et Tatiana révèle un patrimoine épistolaire majeur, profondément ancré à Vézelay. Le festival met aussi en lumière Evguénie Sokolov, unique roman de Serge Gainsbourg, texte singulier et provocateur où Gainsbourg dialogue avec Gainsbarre. La musique y trouve toute sa place, en écho à l’enregistrement des Suites de Bach par Rostropovitch dans la basilique de Vézelay en 1991, avec un grand concert comme moment phare. Héritier du livre Rostropovitch, Gainsbourg et Dieu, ce festival célèbre la rencontre de ces figures et fait revivre un lieu emblématique de création artistique. Vendredi 11 septembre 2026 à 20h30 Jardin de la Maison Jules-Roy Repli, si mauvais temps à la Cité de la Voix de Vézelay. Lecture Unicae unica lettres d’amour de Tatiana et Jules Roy. avec un duo d’artistes exceptionnels, Sylvia Bergé, sociétaire de la Comédie française et Daniel Mesguich, metteur en scène, acteur, écrivain, professeur, récitant Une adaptation de Cécile Berly de la correspondance de Tatiana et Jules Roy. Jules Roy et les femmes. C'est l'histoire d'un homme de son temps qui aime les femmes tout en les méprisant quelque peu. Et qui cache encore moins son incompréhension pour les femmes qui écrivent. Le 7 décembre 1965, Jules Roy se remarie avec Tatiana Soukhoroukoff. Elle est journaliste, poète, traductrice : c'est elle qui traduit les ouvrages de son « grand écrivain » de mari. Entre ces deux caractères opposés mais complémentaires, c'est une histoire d'amour et de lettres. Ils sont, l'un pour l'autre, « Unicae unica », uniques. Ils ont également en commun, à partir de 1978, une passion pour Vézelay et cette maison tournée vers la basilique qu'ils chérissent. Cette correspondance est brillante. Il est temps qu'elle trouve sa place dans l'histoire de la littérature. « Je me sens un peu triste, avec un grand désir de voir de temps en temps des amis, et de me plonger dans le travail de création, le seul qui me comble. Le temps approche où je vais m'y remettre. Puisses-tu m'aider de tes lumières d'esprit et de cœur. […] Je t'aime à ma façon, et, très souvent, je m'aperçois que tu ne sais pas que je t'aime. […] Si tu te doutais seulement à quel point tu m'es douce, chère et nécessaire, cela te faciliterait tellement la vie... Que peut dire de meilleur un mari à sa femme ? » Lettre de Jules Roy à sa femme Tatiana, le 4 septembre 1966 SYLVIA BERGÉ Sylvia Bergé grandit dans une famille d’artistes. Elle suit des études de russe et de japonais à L’INALCO avant de se consacrer au théâtre. Formée au cours Florent puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique elle fait l’apprentissage du jeu et du chant, une discipline qui fait aujourd’hui encore partie intégrante de sa pratique artistique. Jean-Louis Barrault la met en scène dans Angelo, tyran de Padoue de Victor Hugo et Philippe Adrien dans Les Acteurs de bonne foi et La Méprise de Marivaux. Sylvia Bergé entre à la Comédie-Française en 1988 et en devient la 496e sociétaire en 1998. Sollicitée autant dans le répertoire classique que contemporain, elle sera dans Ruy Blas de Victor Hugo mis en scène par Julie Duclos à l’automne 2026. Au cours de la saison 2025/2026 elle a joué dans Le Moche de Marius von Mayenburg mise en scène d’Aurélien Hamard-Padis, dans le Suicidé de Nicolaï Erdman dirigé par Stéphane Varupenne ( repris à l’hiver 2026 ) , dans la Puce à l’oreille de Georges Feydeau dirigée par Lilo Baur et trois pièces de Molière sous les directions de Louis Arene dans Le Mariage forcé , de Christian Hecq et Valérie Lefort dans le Bourgeois gentilhomme et d’Ivo Van Hove dans le Tartuffe avec lequel elle avait déjà travaillé pour Les Damnés d’après Visconti et pour Électre / Oreste d’Euripide. Elle a été la Marquise du Petit-Maître corrigé de Marivaux dirigé par Clément Hervieu-Léger, elle a interprété la Mère dans les trois spectacles musicaux Le Loup, Le Cerf et le chien et Le Chien d’après Les Contes du chat perché de Marcel Aymé mis en scène par Raphaëlle Saudinos et Véronique Vella, après avoir été Vénus dans Psyché de Molière mise en scène par Véronique Vella. Anne Kessler l’avait dirigé dans La Ronde de Schnitzler et David Lescot dans sa pièce Les Ondes magnétiques ainsi que dans les derniers jours de l’humanité de Karl Kraus spectacles également musicaux. Elle travaille également avec Jacques Lasalle dans Figaro divorce d’Ödön von Horváth, Le Silence de Nathalie Sarraute et L’Émission de télévision de Michel Vinaver – qui la met en scène dans sa pièce L’Ordinaire. Elle interprète Gorki pour Gérard Desarthe dans Les Estivants et fait partie des Fables de La Fontaine par Robert Wilson. Sa formation en art vocal notamment avec Jean-Pierre Blivet et Élène Golgevit, fait d’elle une interprète idéale pour les rôles mêlant chant et comédie. Elle participe ainsi au spectacle Mais quelle Comédie ! par Serge Bagdassarian et Marina Hands après l’Opéra de 4 sous mis en scène par Laurent Pelly et la Vie parisienne par Daniel Mesguish ainsi que les cabarets Barbara et Brassens, et Chansons déconseillées. Elle crée elle-même Le Cabaret des mers et Quatre femmes et un piano. Hors Comédie-Française, elle est Sœur Ursule à l’Opéra Comique et à l’Opéra de Liège dans Le Domino noir par Valérie Lesort et Christian Hecq, interprète Le Testament de Vanda, monologue écrit pour elle par Jean-Pierre Siméon, et La Voix humaine de Cocteau en binôme avec Véronique Gens qui chante la version de Poulenc toutes deux dirigées par Christian Schiaretti à l’Atelier lyrique de Tourcoing et au TNP de Villeurbanne. Elle est aussi récitante dans L’Arlésienne de Bizet ( Besançon ) Le Roi David (Festival d’Edimbourg), Perséphone (Opéra d’Oslo) et L’Histoire du soldat (Salle Pleyel). Elle s’est spécialisée dans la forme du mélodrame renommé musicodrame et donne des concerts à Paris à l’Opéra Comique (en mars 2026 ) en région parisienne à Clichy ou au Domaine de Grosbois ( mai 26 ), en Bourgogne pour les festival Fortissimot de Mâcon et ceux de Musival ( Bourgogne sud ) mais aussi en Suisse dans le cadre des Estivales musicales pendant plusieurs saisons. Dernièrement, elle a dirigé et joué le mélodrame Médée de Benda à l’Opéra Comique avec les académiciens de l’Opéra Comique . Elle a enregistré trois livres audio La vieillesse et Les Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir et, avec Coraly Zahonero, Le Train d'Erlingen ou la Métamorphose de Dieu de Boualem Sansal, deux livres édités par Gallimard audio. Elle a enregistré deux albums • Chansons pour mémoires textes de Jean-Noël Jeanneney sur des musiques d’Antoine Sahler avec François Morel, François Marthouret et Lucrèce Sassela dont elle a donné deux concerts le 30 juin et 7 juillet 2025 au Théâtre de Poche Montparnasse. • Imaginaires musicodrames du XXe et XXIe s avec le pianiste Thierry Ravassard - deux concerts à l’Opéra Comique en mars 2026 et au domaine de Grosbois en mai 2026. • En mai 2026 elle s’est produite de nouveau au festival Fortissimot de Mâcon pour « le Voyage d’hiver » de Schubert sur une adaptation de Jean-Pierre Siméon avec Olivier Balazuc et Thierry Ravassard. FILMS : Pour le cinéma « Sans cesse mon chéri » d’Anaïs Volpé ( 2025) « Ça ne peut pas continuer comme ça ! » réalisé par Dominique Cabrera qui lui vaut un prix d’interprétation féminine au Festival de Florence ( 2013). Pour la télévision - « Le dernier quart- d’heure » d’Arthur Dupont de la Motte ( 2025 ) - dans la série Engrenages réalisé par Frédéric Jardin (2014) - Pour Netflix « Loin du périph » de Louis Leterrier avec Omar Sy et Laurent Lafitte (2022) Daniel Mesguich Metteur en scène, acteur, écrivain, professeur, récitant Daniel Mesguich, après avoir été l’élève d’Antoine Vitez et Pierre Debauche, compte à son actif près de deux cents mises en scène pour le théâtre, et une quinzaine pour l’opéra, sur les plus grands scènes françaises et étrangères. Il a été l’acteur d’une quarantaine de films de cinéma (La Banquière, La Belle Captive, Tiré à Part, etc.) et de télévision (Napoléon, Berlioz, Kafka, Blum, etc.). Il a été le directeur de deux centres dramatiques nationaux (le Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis et le Théâtre National de Lille -La Métaphore) et d’une grande école nationale (le Conservatoire). Nommé le plus jeune professeur du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris (1983 – 2014), fréquemment sollicité pour diriger des Master Classes en France et à l’étranger, il a ouvert en 2017 sa propre école à Paris, le Cours Mesguich. Ses élèves ont été, notamment, Sandrine Kiberlain, Philippe Toretton, Mylène Farmer, Guillaume Gallienne, Anna Mouglalis, Guillaume De Tonquédec, Thierry Fremont, Richard Anconina, Vincent Perez. Daniel Mesguich est invité comme lecteur dans de nombreuses manifestations littéraires, et se produit souvent comme récitant, aux côtés de grandes personnalités musicales et sous la baguette de grands chefs d’orchestre. Il est l’auteur, outre de nombreux articles théoriques sur le théâtre, de deux essais L’Éternel Éphémère (Verdier) ; Estuaires (Gallimard), d’un Que sais-je ? (Le Théâtre, aux P.U.F. avec Alain Viala) ; de quatre livres d’entretiens (Le spectre du Théâtre, avec Philippe Bouret, Le Passant composé, avec Antoine Spire ; Je n’ai jamais quitté l’école, avec Rodolphe Fouano ; Vie d’artiste, avec Jocelyne Sauvard) ; de deux pièces de théâtre (Boulevard du boulevard du boulevard ; Fracasse), d’un roman (L’Effacée) ; de nombreuses traductions (de Shakespeare, Kleist, Euripide ou Pinter) ; d’un livret d’opéra (La Lettre des sables)… Ses dernières mises en scène au théâtre sont La Mort d’Agrippine (création au Festival d’Avignon 2018) de Cyrano de Bergerac, Bérénice, presque la fin (création au Festival d’Avignon 2019), d’après Bérénice de Racine et Angst d’Hélène Cixous, Mon Isménie (création au Poche Montparnasse 2020) d’Eugène Labiche, l’Arlésienne (création au Festival Off d’Avignon 2022) et Fracasse (création Octobre 2022 au Déjazet à Paris). En 2026, il poursuit ses tournées de Pascal et Descartes et du Souper, de Jean-Claude Brisville, qu’il joue et met en scène avec William Mesguich, il poursuit sa tournée de l’Arlésienne (création 2022), il anime ses cours avec le Cours Mesguich, et participe à de nombreux événements en tant que lecteur, écrivain ou récitant.








